
En tant que cinéphile, Soderbergh a certainement très bon goût, mais là où ça se gâte c'est quand il se croit capable d'imiter la magie de Casablanca. Il est vrai que par le passé, il a fait pire, comme son remake du chef-d'oeuvre de Tarkovski "Solaris". Faut connaitre ses limites, mon petit !
Pour les nostalgiques du film noir des années 50. Visiblement, le réalisateur essaye de refaire un Casablanca, Cate B. joue comme Bacall, si seulement on pouvait comprendre l'histoire et les motivations des personnages, ça pourrait passer. Mais je m'interroge encore sur ce qui s'est en fait passé, sur les motivations des caractères, sur ce que la fin présage. Le film débute bien mais après la première heure je n'ai plus rien compris et j'ai commencé à m'ennuyer ferme. L'histoire se perd dans les méandres du caractère principal, Cate Blanchet alias Lena, qui ne sait pas elle meme ni ce qu'elle pense, ni ce qu'elle ressent. Elle veut seulement s'enfuir. Nous aussi. Un film qui sonne creux, c'est dommage car il touche à un sujet plutôt noir de notre histoire (le viol de Berlin en 1945) qui est évoqué ici mais sans lui rendre justice.
Ambiance Casablanca, noir et blanc, filmé de façon à redonner un style à un cinéma de l'âge d'or des années 40. Scénario complexe servi pourtant par un casting remarquable. Quelques longueurs malgré tout. L'Allemagne de l'Est est au gout du jour en ce moment avec le fabuleux Das Leben der Anderen.
Ne revenons pas sur le scenario qui joue sur une intrigue complexe, certes mais fidèle en cela à la période trouble qui est son contexte : affrontement géopolitique lors de la Conférence de Potsdam en août 1945, qui a pour ambition de redessiner la carte de l'Europe d'après-guerre. Dans cette guerre d'influences, tout moyen est bon pour tirer son épingle du jeu, que l'on soit russe ou américain, au sommet de l'Etat ou petit trafiquant au marché noir. Le parti pris de la réalisation est intéressant, permet de mêler fiction et images d'archives dans un Berlin dévasté. La photo joue peut-être un peu trop sur le contraste mais c'est un moindre défaut. Quasi méconnaissable en brune fatale, Cate Blanchett est remarquable ; sa prestation rejoint celle des actrices de films noirs de cette époque : femme trouble et vénéneuse, secrète et dangereuse... Tobey Maguire campe à la perfection un personnage haut en couleur, arriviste et présomptueux et pourtant touchant. Et Georges... ah, Georges... il est malheureusement décevant, engoncé dans son uniforme, largement éclipsé par sa partenaire et croyez-moi, c'est dur pour moi de l'admettre ! Bref, un très bon divertissement, ce film, à voir pour un pari de mise en scène réussie et Cate Blanchett. En revanche, si vous voulez savoir ce qu'il est advenu de la "zone russe" 40 ans après "the Good German", courez voir "La vie des autres", une oeuvre remarquable !
Avec un superbe casting , un scenario allechant, on aurait pu penser à un magnifique chef d'oeuvre, mais cependant on est confronté à un film plutot moyen et ne présentant pas de reels atouts, ni de reels défauts, on peut conclure en disant qu'il n'est pas indispensable à voir mais à visioner si l'occasion se présente.
Bonne prestation de Kate Blanchet en traitresse brune. Techniquement réussi (noir et blanc) mais l'histoire n'arrive pas à accrocher vraiment, le rytme est lent et on sort plutôt déçu de ce film.
L'idée de tourner le film "The good german" en noir et blanc est une excellente idée. Le caractère des films en noir et blanc est sombre, magnifique et envoutant. Cela me donne envie de voir les films des années de 1930 à 1970. Dans le film "The good german", les images montrant les ruines de Berlin, juste après la seconde guerre mondiale sont très réussies, les décors superbement reconstitués. Impressionnant ! La cigarette est omniprésente dans ce film. Les acteurs Georges Clooney et Cate Blanchett sont charismatiques, ils me font penser à des acteurs comme Humphrey Bogart et Ingrid Bergman. Mais... Mais... l'intrigue du film "The good German" est complexe et confuse. On s'y perd avec de nouvelles situations ou idées. Le scénario est incompréhensible... Lassé, je suis sorti de la salle de cinéma avant la fin. C'est vraiment dommage !
Steven Sodebergh aurait voulu rendre hommage à Casablanca. Il faut aborder ce film du point de vue de la technique. Elle est à mon avis son excellent et seul atout. Il a été tourné entièrement en studios, en noir et blanc avec utilisation d’anciens objectifs. L’image au format bordé de noir plonge le spectateur dans une atmosphère cinématographique aujourd’hui surannée (celles des années 40). Le jeu des acteurs à qui il faut rendre hommage copie également celui de cette époque. Des images d’archives et des arrière-plans immobiles complètent judicieusement la photo. Les cinéphiles avertis (dont je ne suis pas) y ont reconnu quelques scènes et plans célèbres de films de l’époque. Suivre ce film du point de vue du scénario est totalement différent. Il m’a semblé confus et incompréhensible à qui va le voir sans être prévenu. Si comme moi le film a été abordé via le roman de J. Konrad (l’ami allemand), il est objet de questionnement : comment peut-on se permettre de "trahir" à ce point l’essence d’un roman ? Reporter sur pellicule 763 pages oblige à des simplifications et impasses mais elles n’ont pas été judicieuses, produisant au final un film vide de substance, complexe non par sa complexité justement mais par l’absence de références nécessaires à sa compréhension. A qui a lu le roman, le scénario n’est que bâclage. Le roman de J. Konrad met en exergue trois points essentiels qui en sont la trame : - la survie de la population allemande au lendemain de la guerre, le marché noir dans lequel étaient impliqués quelques militaires des armées d’occupation. - La recherche et les jugements d’anciens nazi et le questionnement de la responsabilité (jusqu’où les gens sont-ils punissables, une population entière peut-elle être complice ?) - Le rôle des Russe et Américains, juges d’une part dans les procès, fermant les yeux d’autres part. Les Russe enlevaient, les Américains offraient des pont d’or aux scientifiques, ignorant sciemment le rôle actif de certains dans le parti nazi. Le film aborde tout cela d’une manière très légère, à condition que vous ayez pu suivre. Les personnages. Certains endossent le rôle de trois personnes. (budget ? je fais de l’humour). A lui seul "Tully" regroupe le personnage du chauffeur, d’un jeune soldat américain décidé à tirer parti de son passage à Berlin (proxénète et actif dans le marché noir), et celui d’un militaire tirant bénéfices de la "revente" aux russe de savants allemands. Léna n’est pas le personnage présenté dans le film. Si elle est bien l’épouse du savant, c’est une autre personne qui dénonçait les juifs, dont le rôle est très important dans le roman. L’ancien policier allemand à peine entrevu est un personnage clé. Et bien d’autres choses essentielles manquantes. L’intrigue de J. Konrad use d’un vocabulaire et d’une trame sans rapport avec le style vulgaire et policier noir traduit dans le film. On n’y retrouve aucunement le côté documenté et intéressant historique. Vous comprendrez qu’il ne s’agit plus du tout du roman. Une prouesse admirée par les nostalgiques des techniques cinématographiques anciennes mais une histoire inexistante.
Ce film n'est pas seulement un concept, contrairement à ce que j'ai pu lire. Recréer l'atmosphère de Berlin et postdam après guerre n'a rien d'évident et grâce au noir et blanc et aux plans d'ensemble mêlés à des informations de l'époque, le réalisateur y parvient particulièrement bien. Il y a une vraie grâce dans le maniement des plans, dans le découpage des scènes, dans les gros plans sur les mains ou les visages des acteurs, dans le jeu un peu outré de Cate Blanchett. Bon, Georges Clooney n 'a pas de chance, son personnage n'arien d'un superhéros ; il se prend régulièrement une raclée, et du coup, il joue sobrement. Mais le scénario n'est pas mauvais quand on pense à ceux de l'époque et la conclusion amorale qui met les points sur les i est dans l'esprit. C'est lent mais c'est bien filmé, il y a des détails intéressants partout, les jeux d'ombre notamment. Seul regret, le réalisateur n'a pas retrouvé l'érotisme des années cinquante où on ne s'embrassait pas mais on suggérait.
Ce film est confus et lent. Il faut entrer dans l'ambiance de ce film pour l'apprécier et visiblement ça n'a pas été mon cas... Même G. Clooney est fade quant à T. Maguire... En bref, je suis très déçue.
Le film est ennuyeux tant par le jeu des acteurs que par le personnage de Kate Blanchett. Ce personnage navigue entre mystère, tous les hommes tombent amoureux et Grorges Clooney n'y échappe pas. De plus, l'uniforme ne correspond pas à sa personnalité. Le noir et blanc apporte une touche de nostalgie mais rien d'exceptionnel. J'ai largement préféré la série Ocean.
Certes c'est un très joli film, tourné façon années 40, encore en noir et blanc, ce qui le rend presque authentique. On se retrouve fin de la deuxième guerre mondiale, Berlin découpée en quartiers français, russes, américains... L'histoire tourne autour de Georges Clooney, une jeune Berlinoise et le meurtre d'un jeune homme. L'histoire est très bien tournée, puisque jusqu'à la fin nous ne nous douterons de rien, et que nous tomberons certainement des nus en entendant certains révélations. Un film que l'on aime ou que l'on n'aime pas car long, à voir mais ne vous forcez pas.
Ce n'est pas un mauvais film, simplement, je n'ai pas pris de plaisir à le voir, les goûts et les couleurs ne se discute pas. Georges Clooney et les autres acteurs ont bien joué leur rôle, l'effet noir et blanc est réussi, mais j'ai trouvé quelques passages un peu longs.
La prouesse dans ce film, c'est la technique employée. Ils ont réutilisé les objectifs et les techniques de l'époque, et sorti quelques images d'archive. Le résultat est très chouette : les prises de vues sont superbes. Au niveau de l'intrigue, c'est un peu plus léger, voir trop de temps en temps. Heureusement que les acteurs rattrapent le tout.
Berlin, fin de la seconde guerre mondiale, le reporter (George Clooney) part à la découverte d'un monde par amour pour une femme fatale, (Cate Blanchett), au passé ténébreux. Ce film fait penser à "Casablanca" ou la "Scandaleuse de Berlin" et rend un hommage aux films noirs des années 40. A voir.
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