
Solitude
Une petite station balnéaire de la Côte Picarde, la dernière semaine d'août. En leur remettant les clefs d'un appartement de location, Sylvain fait la connaissance d'une jeune mère et de sa fille, aussi séduisantes l'une que l'autre. L'occasion rêvée de sortir ne serait-ce que quelques jours d'une vie solitaire dont les femmes sont désespérément absentes.
Lors de la projection, Un monde sans femmes sera précédé du court métrage Le NAUFRAGE.
Quelle bonne idée de la part du distributeur d'avoir programmé ce moyen métrage (59 mn) en ajoutant en première partie "Le naufragé", un court métrage de 24 mn du même réalisateur, tourné au même endroit, avec des personnages et des habits communs. Il n'est pas difficile de situer Guillaume Brac : sa famille, c'est Rohmer, Rozier, Mouret, la famille du cinéma français dans ce qu'il a de plus ... français. Ne vous attendez pas à rire mais laissez vous gagner par ce ton dont la profondeur se cache très pudiquement derrière une apparente légèreté. Guillaume Brac excelle pour fouiller avec une grande sensibilité dans l'âme humaine, celle de la gaucherie, de la timidité, de la crainte de s'engager. Il ne craint pas de montrer un homme qui pleure lorsqu'il prend conscience que le sentiment qu'il ressentait pour sa compagne s'est évanoui. Cerise le gâteau, il arrive à magnifier les paysages plutôt ingrats de la Picardie. Mieux encore, il présente avec une grande vérité le ressenti d'un cycliste face à l'effort. Et puis, un programme dans lequel le personnage principal porte un T-Shirt à l'effigie de Johnny Cash et qui donne à entendre "The Garden" du méconnu Tim O'Brien, là, on ne peut qu'applaudir avec force.
Rôle dans ce film : Sylvain
Rôle dans ce film : Patricia