
"Calibré, sage, pesé, et sans surprise" (Les Inrockuptibles), le film ne présente pas de "réel point de vue" (L'Express) et laisse à Libération un sentiment de "frustration" et d'"impuissance".
Pour Elle en revanche, Walter Salles livre une "peinture tout en couleurs" du Brésil contemporain. Ce "portrait sincère" d'une société nous plonge sans pathos dans sa réalité quotidienne (Le Figaroscope). Traversée par une honnête et "infime lueur d'espérance" (Télérama), et ponctuée de "gestes techniques éblouissants" dignes de la Seleçao (Les Cahiers du Cinéma), cette "belle réussite" (Le Monde) a conquis le public.
Cloclo72 salue le scénario "vraiment original" de ce qui ressemble au départ à une comédie et qui "décrit justement" (islander) une certaine société brésilienne, "loin des paillettes" (coussine) et des clichés de Rio. Le duo Walter Salles/Daniela Thomas fonctionne et nous livre un film "intéressant et instructif" (corrio).
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
La sonorité footballistique du titre original suggère d'ailleurs bien cette circulation du récit par débordements, recentrages, gestes techniques éblouissants, changements d'ailes, accélérations et sciences des rythmes qui sont la marque du grand jeu de la "seleçao". Le film de WS & DT joue comme ça.
Tout comme dans « Central do Brasil », Walter Salles brosse avec finesse une peinture tout en couleurs du Brésil contemporain via sa jeunesse et les difficultés financières auxquelles elle se heurte.
Le sujet n'est pas folichon. Pourtant, Walter Salles et Daniela Thomas, à mi-chemin entre la fiction et le documentaire, réussissent à nous plonger sans pathos et avec beaucoup de naturel dans la réalité quotidienne de cette fratrie élevée par une mère courage (touchante Sandra Corveloni). Portrait sincère d'une société matriarcale où l'absence du père n'exclut pas l'espoir d'un avenir meilleur, "si Dieu le veut".
Une belle réussite. Une famille brésilienne conquiert tout à la fois ses personnages et ses spectateurs.
Walter Salles (ici accompagné de Daniela Thomas) pèche par où Salles a toujours péché : un cinéma moyen, pas nul, avec de bons acteurs, mais un cinéma calibré, sage, pesé, sans surprise. Tout est dans le titre.
Il ne suffit pas d'exposer cliniquement les emmerdes des uns pour émouvoir les autres. Il manque à Walter Salles (et à sa compagne, Daniela Thomas) un réel point de vue. Etonnant, de la part de cet auteur qui a autrement plus d'inspiration quand il produit des longs-métrages (La Cité de Dieu, Leonera). [...] Surestimé, Walter Salles ?
Autant certains films paraissent interminables, autant Une famille brésilienne semble ne jamais vraiment commencer. Alors que s’enclenche le générique de fin, un étrange sentiment de frustration tombe lourdement sur les épaules, comme si on avait assisté à la minutieuse et envoûtante mise en place d’une histoire finalement avortée. Lancinant d’impuissance.
Walter Salles (avec sa compagne) verse ici beaucoup moins dans le mélo tire-larmes qu'avec Central do Brasil (...).Loin d'un Slumdog Millionaire qui assène lourdement son message d'optimisme en forme de tour de magie, Walter Salles a, lui, l'honnêteté de s'en tenir à une infime lueur d'espérance.