
Avec des "moments d’une force incroyable qui serrent le cœur et ouvrent les blessures" (Elle), Ounie Lecomte signe un premier film inspiré de sa jeunesse, "sensible et maîtrisé" (Le Figaroscope) sur le thème de l'adoption et ses bouleversements.
Conjuguant "les blessures personnelles et une émotion universelle" ( Libération), l'œuvre évite habilement "la noirceur comme la mièvrerie" (Télérama) en maintenant tout du long "l'humain au cœur du récit" (Le Monde). L'humain, c'est cette héroïne fragile : une petite fille abandonnée, qui crève l'écran, telle un "chaton sauvage oscillant entre morbidité et émerveillement" (Les Inrockuptibles).
Les internautes sont charmés par ce premier film pudique "touchant, mais jamais poignant" (islander) qui raconte le déracinement d'une petite orpheline, ses émotions et les petits détails quotidiens de sa vie. Tout cela servi par des "interprètes expressifs" et un "souci du réalisme" recherché (fenshui). Une "belle découverte" (corrio).
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Ce film déchirant vécu à la hauteur de Jinhee, une enfant de 9 ans, laisse des traces sur le spectateur. L’épreuve de la séparation, la découverte de la solitude et l’attente d’une nouvelle famille qui provoquera un nouveau déchirement d’avec ses nouvelles amies sont des moments d’une force incroyable qui serrent le cœur et ouvrent les blessures.
Basée sur sa propre expérience de la vie, la réalisatrice franco-coréenne Ounie Lecomte signe, à 43 ans, un premier film sensible et maîtrisé sur le thème de l'adoption. Tout y est juste et vivant, surtout les séquences vues par les yeux de la petite héroïne, impeccablement interprétée par Kim Saeron.
Ounie Lecomte a vécu ce traumatisme de l'abandon. Elle a réalisé ce film rare avec l'appui du cinéaste Lee Chang-dong qui est devenu son coproducteur. Sa façon de relater cette expérience en maintenant l'humain au coeur du récit, de se maintenir sur un plan plus charnel que cérébral, évoque (et revendique l'influence de) Maurice Pialat, son Enfance nue. Ces indices semés (le rôle des vêtements, le sang qu'il faut cacher, ce mot "father" qu'il faut apprendre si l'on veut être adopté par une famille d'Américains) sont autant de stations d'un calvaire dans un film quasiment sans musique, où la résurrection par l'adoption n'efface pas le chagrin d'un deuil éternel.
Mélo d’orphelines qui évite le pièges du pathos. La mise en scène capture délicatement la vie intérieure de la gamine, chaton sauvage oscillant entre morbidité et émerveillement. Dans la catégorie casse-gueule de l’enfant acteur, la petite Kim Sae Ron s’en tire très bien, dans un mélange de résistance et de gravité pour frêles épaules.
Une vie toute neuve contient à la fois le suc singulier des blessures personnelles et une émotion universelle.
Ounie Lecomte, actrice, costumière et cinéaste, s'est inspirée de sa propre jeunesse. (...) Évitant la noirceur comme la mièvrerie, le film égrène les jours et les nuits, les repas et les corvées, les rires et les douleurs.