
Pour la presse, c'est avant-tout un film profond : L'Express parle même d'un "portrait bourré d'intelligence" tandis que Libération salue le sujet de fond, "la représentation en société". Le Figaroscope, quant à lui, apprécie la sensibilité qui émane de ce "petit bijou d'émotion retenue". Mais c'est précisément sur l'émotion que le bât blesse pour les Cahiers du Cinéma qui voient dans cette surenchère une normalité "vide de sens". Moins sévère, Télérama relève ce trop plein d'affects mais pour mieux conclure sur "l'énergie fluide d'un style quasi documentaire et, surtout, la verve et la fraîcheur des deux comédiens".
Les internautes sont radicalement divisés. Lventriloque parle d'une "rareté qui va à l'essentiel", d'un "jamais vu" où "rien n'est laissé au hasard", Quant à Islander, il déplore "un scénario plutôt faible" et d'une drôle d'impression, celle "d'assister à des tranches de vie collées les une aux autres sans qu'un lien majeur se dégage ou une vraie histoire...". Deux avis tellement opposés qu'il n'appartient qu'à vous de trancher.
"Yo Tambien" n'est pas un film qui cherche à se rendre aimable; il n'est donc pas totalement anormal de devoir attendre un petit quart d'heure pour commencer à le regarder avec plaisir. Pendant ce temps là, on a commencé à faire connaissance avec les personnages, grâce à une caméra à l'épaule un petit peu agitée et un montage taillé à la serpe. Quand on commence à mieux connaître Daniel, un trisomique aux grandes qualités intellectuelles et sociales, et Laura, une jeune femme qu'on sent assaillie par une montagne de problèmes personnels, soit la réalisation est devenue plus calme, soit on s'est habitué mais, de toute façon, on est forcément pris par cette histoire d'un amour que l'on a senti naître et par ce qui se passe autour, dans le milieu du travail des 2 protagonistes, dans la famille de la jeune femme et parmi les membres d'une école de danse pour trisomiques. Il y a parfois quelques longueurs, quelques maladresses aussi, mais, globalement, c'est un film très réussi sur ce que c'est qu'être différent et sur l'acceptation de l'autre. Important, l'acceptation de l'autre !
Film assez bien interprêté - mais sujet déjà traité - Vraiment pas exceptionnel !!! Les films de cet été qu'ils soient français ou étrangers sont décevants Beaucoup de personnes m'ont recommandé d aller voir "l'arbre" pourtant je suis fan de Charlotte Gainsbourg - mais on s ennuie beaucoup ...
L'originalité de cette réalisation c'est de nous présenter des gens dits "normaux" face à d'autres qui le sont un peu moins, et surtout de s'attacher au rapport qu'ils peuvent entretenir, à ce mode d'expression extraordinairement naturel qui les caractérise, exempt de toute inhibition...Daniel, lui, est un peu à part : trisomique léger, il est cultivé, diplômé, fin et plein d'humour, vis à vis des autres et surtout de lui-même, alors bien sûr on pourrait "reprocher" aux réalisateurs d'avoir voulu gommer son handicap, cela étant, l'évolution de sa relation avec Laura nous prouve que les choses ne sont pas si faciles malgré tout, surtout quand on tombe amoureux d'une femme "normale", aussi libérée et anticonformiste soit-elle, ce qui est le cas...Un film émouvant,intelligent et drôle, qui s'attache d'abord à la relation unique d'un homme et d'une femme,un couple pas-comme-les-autres qui va trouver le juste équilibre entre amour et amitié sans "happy end" à l'eau de rose, et avec la belle présence de deux comédiens qui semblent vivre leur rôle plutôt qu'ils ne le jouent...
Sur un sujet délicat et généreux (la trisomie 21) le film mêle les émotions en passant du rire à la profondeur avec une certaine justesse....Malheureusemnt le scènario est pluto faible et on a l'impression d'assister à des tranches de vie collées les une aux autres sans qu'un lien majeur se dégage ou une vraie histoire...On est dans le pur affectif mais là encore je trouvé que le film bégaie maladroitement car la relation entre l'homme trisomique et la femme légère reste pour le moins superficielle même gênante et presque lourde..La fin du film en témoigne...Bref une histoire d'amour peu crédible avec certains passages à la limite de la lourdeur...Dommage le sujet était beau..
Prix de la Fondation Borau Opéra Prima 2010 entre autres distinctions. Ce film fut très remarqué au vingtième festival espagnol nantais de 2010... Les deux réalisateurs passent en revue les réprobations d'usage, le ton compassé... Rien à voir avec "Le Huitième Jour" comme traitement. En principe, rien que l'idée du désir sexuel d'un handicapé pour une jeune fille possédant tous ses chromosomes = fuyons !... Or, chacun(e) a le temps de s'identifier au couple formé... Trisomique "des pieds à la tête", affirme-t-il à cette péroxydée à la bouche triste... Une candeur naturelle incompatible avec ce que la galerie appelle "homme" ! Les deux acteurs, prodigieusement complices, s'apprivoisent bel et bien... Elle irradie en sa présence car il la fait rire même s'ils en pleurent... C'est une rareté qui va à l'essentiel, rien n'est laissé au hasard si ce n'est la bien-pensance. Les corps s'y parlent, l'intimité se négocie en demi-teinte. Du jamais vu.
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