André Dussollier

Chez nous (2017)

Photo dernier film André Dussollier
Photo dernier film André Dussollier

BIOGRAPHIE

Né le 17 février 1946 à Annecy, André Dussollier ressent très tôt l'appel des planches. A 10 ans, il interprète son 1er rôle lors d'une représentation scolaire de L'enfant de la rivière. Sa passion pour le théâtre ne le quitte plus et il monte lui-même une pièce de Jean-Paul Sartre, Mort sans sépulture, lors de ses études de maîtrise de lettres à Grenoble.

Diplôme en poche, il rallie la capitale et en 1972 est admis au Conservatoire avant de devenir membre de la Comédie Française. On imagine alors une carrière vouée au théâtre mais c'est sans compter sur le destin qui mène François Truffaut à le remarquer alors qu'il joue Leonce et Lena de Buchner. La même année, il lui propose aussitôt un rôle dans Une belle fille comme moi.

Puis c'est au tour de la télévision de lui tendre les bras. André Dussollier apparaît dans Madame Bovary de Pierre Cardinal avant que Claude Lelouch, en 1973, ne le retienne pour Toute une vie.

Il enchaîne les tournages avec des réalisateurs aussi variés que William Klein (Le couple témoin, Helio Soto, Il pleut sur Santiago), Claude Chabrol (Alice ou la dernière fugue), Eric Rohmer avec qui il tourne 2 films (Perceval le Gallois en 1978 et Le beau mariage en 1981).

C'est ensuite la rencontre avec Alain Resnais qui le dirige à plusieurs reprises. En 1982 tout d'abord dans La vie est un roman, en 1984 dans L'amour à mort, en 1986 dans Melo où il tient pour la 1ère fois le rôle du mari de Sabine Azéma (grâce au réalisateur, le couple a été légitimé depuis) et l'inoubliable On connaît la chanson en 1997. André Dussollier obtient pour ce film le César 1998 du Meilleur Acteur venant ainsi confirmer le César de 1993 du meilleur second rôle pour le film de Claude Sautet Un coeur en hiver.

En fait, c'est véritablement en 1985 que le grand public le découvre grâce à Coline Serreau et ses Trois hommes et un couffin. Le film connaît un immense succès et André Dussollier ses lettres de Noblesse en Comédie. La suite, 18 ans Après, est moins glorieuse.

Cependant sa carrière ne se résume pas à quelques grands noms du cinéma. Il multiplie les rencontres et les genres, alternant le comique avec Les marmottes de Elie Chouraqui ou encore Quadrille de Valérie Lemercier, au romantique Les enfants du marais de Jean Becker ou Montparnasse Pondichéry de Yves Robert, à l'Historique avec Le colonel Chabert de Yves Angelo et Vidocq de Pitoff ou encore le tragique et le dramatique dans La petite Apocalypse de Costa-Gavras, Scènes de crimes de Frédéric Schoendoerffer ou La chambre des Officiers de François Dupeyron aux côtés de Sabine Azéma.

En 2001, avec sa voix chaude et rassurante, reconnaissable entre toutes, il est le narrateur du Fabuleux destin d'Amélie Poulain.

Cette même année, il est à l'affiche du dernier film d'Etienne Chatillez Tanguy où il a une nouvelle fois pour partenaire Sabine Azéma (pour la seconde fois dans le rôle de sa femme). Il interprète le rôle de Paul, père de Tanguy, 28 ans bien décidé à ne pas quitter le doux foyer parental.

Parallèlement à ses expériences cinématographies réussies, André Dussollier a joué dans près de 40 téléfilms, dont Entre chiens et chats, mini-série de Marc Simenon où il retrouve Roland Giraud, ou encore Music Hall de Marcel Bluwal grâce auquel il obtient le 7 d'Or du meilleur acteur en 1985.

Fidèle à ses premières amours, sa carrière est ponctuée de retour sur les planches dans une vingtaine de pièces, alternant le répertoire classique Les fourberies de Scapin, Les caprices de Marianne, au répertoire moderne avec une des ses dernières pièces Scènes de la vie conjugale de 1995 à 1998. D'un éclectisme rare, André Dussollier tend à prouver qu'un acteur peut être pluridisciplinaire et perdurer dans tous les genres sans pour autant se perdre et ainsi pouvoir selon son propre désir "réaliser tous ses rêves".

En 2004, il joue tour à tour dans le long-métrage de Frédéric Schoendoerffer, Agents secrets et dans celui de Jean-Pierre Jeunet, Un long dimanche de fiançailles, dans lequel il interprète Pierre Marie Rouvières.

En 2005, il fait partie de l'affiche du film de Dominik Moll, Flemming, qui ouvre le Festival De Cannes. L'année suivante, il prend Un ticket pour l'espace d'Éric Lartigau et apparaît dans le Ne le dis à personne de Guillaume Canet (récompensé par 4 Césars) et Cœurs d'Alain Resnais.

Sam Karmann lui confie le rôle de Vincent dans la comédie La vérité ou presque avec Karin Viard (2007).

En 2008, il est à l'affiche des films Cortex, Affaire de famille, dans la satyre sociale Leur morale... et la nôtre de Florence Quentin et Le crime est notre affaire, aux côtés de Catherine Frot. En 2010, il joue Joseph Staline dans le film Une exécution ordinaire de Marc Dugain.
André Dussollier