Force naturelleRévélé par sa prestation habité en leader politique congolais dans le biopic Lumumba (2000), Eriq Ebouaney n'a embrassé la carrière d'acteur que sur le tard après avoir effectué quelques années de travail dans le commerce international. La puissance de son incarnation lui permet pourtant de se faire très vite une réputation de solide second rôle, en France (Ca$h, 35 Rhums) comme à Hollywood (Femme Fatale).Né en 1967, à
Paris,
Eriq Ebouaney est issu d'une famille camerounaise et entame de brillantes études de commerce international. Pourtant, à l'âge de 30 ans, alors que son métier lui sourit, il choisit de bifurquer radicalement et de se lancer sur les planches sans aucune expérience de la comédie.
Son charisme et une présence d'une rare intensité lui permettent très vite d'attire l'attention et il obtient un petit rôle dans
Chacun cherche son chat de Cédric Klapisch (1996). Après quelques autres apparitions (Les Enfants du marais, Le Septième ciel), il obtient un premier rôle à la hauteur de sa puissance d'incarnation en 2000 : il est
Lumumba, dans le biopic du leader politique congolais réalisé par Raoul Peck.
Fort de la reconnaissance que lui permet d'obtenir sa prestation,
Eriq Ebouaney devient un second rôle fréquemment utilisé en France, que ce soit pour ses qualités physiques (il joue ainsi les hommes d'action dans
Les Rivières pourpres 2,
Hitman ou
Le Transporteur 3) ou pour sa faculté à porter un rôle avec une profonde intensité chez des auteurs aguerris (
Pas d'histoires d'Emilie Deleuze,
Cause toujours de Jeanne Labrune,
35 Rhums de
Claire Denis).
Dès 2002, il tape même à la porte d'Hollywood et commence à faire son trou dans le cinéma international avec sa prestation en pur "bad guy" dans le
Femme Fatale de Brian de Palma puis
Kingdom of Heaven de Ridley Scott. Devenu un visage familier du cinéma mondial, on a depuis pu le voir dans
Thirst du coréen Park Chan-wook (2008) et
Disgrace de l'américain
Steve Jacobs (2009).
Il revient en 2010 dans le drame
Le temps de la kermesse est terminé de Frédéric Chignac, aux côtés de Stéphane Guillon et Aïssa Maïga.