Jack Palance

L'or de curly (1995)

Photo dernier film Jack Palance
Photo dernier film Jack Palance

Biographie

Ne Volodymir Palaniuk, en Pennsylvanie, Jack Palance est le fils d'une modeste famille d'immigrants ukrainiens. Jeune il travaille dans la même mine que son père et se prépare à une carrière de boxeur professionnel. Après 15 victoires consécutives, il perd son premier match et raconte plus tard avec humour qu'"il faut être fou pour se faire taper dessus pour 200$".

Suite à un accident de bombardier pendant la guerre, son visage déjà abîmé par la boxe est brûlé et ne retrouvera sa forme qu'après plusieurs opérations de chirurgie. C'est pourtant ce visage carré et osseux, barré d'un long sourire qui fera son succès bien plus tard. Il rentre en 1944 et entame des études à l'Université de Stanford dont il sort diplômé en 1947.

Sa carrière débute en tant que doublure pour deux monstres du spectacle : Anthony Quinn d'abord, puis Marlon Brando, dans la pièce "Un Tramway nommé désir". Il démarre ensuite une première carrière au cinéma, dès les années 50. Dans des rôels de cowboy sadique ou de personnages cyniques, il fait merveille et obtient une nomination dès sa troisième apparition dans Le Masque arraché. Dans cette période, il tournera avec Aldrich (Le Grand Couteau, Attaque en 1955 et 195), Douglas Sirk (Le Signe du païen, 1954).

Les années 60 sont à la fois une période de consécration et de chute pour Jack. Il tutoie les sommets en Europe, avec des rôles chez De Sica (Le Jugement dernier en 1961), Abel Gance (Austerlitz en 1960) mais surtout sa prestation sèche et habitée en magnat hollywoodien dans Le Mépris de Jean-Luc Godard (1963). C'est en Europe aussi qu'il s'éclipse provisoirement, s'enfermant dans des rôles de cowboys maniaques dans les honorables western spaghetti de Sergio Corbucci (Le Mercenaire, Les Compagnons de la gloire) puis dans des téléilms aux Etats-unis ("The Godchild", "Bronk").

Ce n'est qu'à la fin des années 80 que Palance retrouve le haut du panier sous le regard aimant de ciénastes fascinés par son visage ambigu et profondément humain. Bagdad Café le relance en 1987, puis il apparaît dans Batman, Young Guns et obtient enfin un oscar pour son second rôle touchant dans La vie, l'amour, les vaches (1991).

Engagé dans la lutte contre le cancer suite à la mort tragique de son fils Cody en 1998, il meurt paisiblement le 10 Novembre 2006, dans sa maison de Montecito, après plus de 50 ans de carrière
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Jack Palance

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