Jean Carmet

Champagne amer (1994)

Photo dernier film Jean Carmet
Photo dernier film Jean Carmet

Biographie

Né à Bourgueil, en Indre-et-Loire, Jean Carmet interromp très vite ses études pour se rendre à Paris et réaliser son rêve de comédien. Il obtient alors un poste de figurant au Théâtre du Châtelet puis à l'Opéra. Après divers petits boulots dans le milieu du spectacle (il est notamment régisseur stagiaire au théâtre des Mathurins), il continue à figurer, cette fois au cinéma, dans quelques films prestigieux comme Les Enfants du Paradis (1945).

C'est en intégrant la troupe des "Branquignols" de Robert Dhéry qu'il obtient une petite notoriété et enchaîne les rôles. Paradoxalement, son physique de français moyen et bonhomme, ne lui donne, dans les années 50, accès qu'à des seconds rôles assez codifié (Monsieur Taxi, La tournée des grands ducs, Babette s'en va-t-en guerre, Allez France).

Pourtant, à force d'abénagtion et grâce à ses rôles chez Audiard (Elle boit pas, elle fume pas...) et Chabrol (Juste avant la nuit), Carmet convainc, au coeur des années 70, que son registre ne se limite pasau pilier de bar franchouillard. Il devient alors le parfait compagnon de jeu pour le burlesque lunaire d'un Pierre Richard (Les Malheurs d'Alfred) et connaît son premier franc succès populaire grâce au rôle de Maurice, fidèle ami de François, dans Le Grand blond avec une chaussure noire (1972).

Les rôles continuent dès lors de s'enchaîner, avec plus ou moins de bonheur, pour cet acteur qui, à l'instar de Marielle et Rochefort est profondément identifié à la comédie populaire et à un cinéma artisanal. Parmi les sommets, difficile de ne pas citer sa composition ambiguë de beauf violeur dans Dupont Lajoie, drame social du spécialistedans le genre Yves Boisset (1974). Dans un registre plus complexe, ses nombreuses collaborations avec Chabrol (Violette Nozière en 1978) et Blier (Buffet froid en 1979) prouvent que le bougre a plus d'un tour dans son sac.

C'est d'ailleurs celui-ci qui lui offre un de ses plus beaux rôles, lauréat du César du meilleur second rôle, dans Merci la vie en 1994. Au faîte de sa gloire dans les années 80 (Les Misérables, La Soupe aux choux, Les Fugitifs), il ne quittera plus l'écran, sa passion, sa vie, jusqu'à sa mort le 20 Avril 1994. Il venait alors à peine de tourner Eugénie Grandet et s'était engagé avec Chatiliez pour Le Bonheur est dans le pré, film qu'il ne pourra pas honorer.
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Jean Carmet

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