Jean Giono

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Photo dernier film Jean Giono
Photo dernier film Jean Giono

Biographie

Jean Giono est né le 30 Mars 1895 à Manosque, en Provence, de parents d'origine piémontaise. Il est décédé le 8 Octobre 1970.

Avec un père anarchiste qui travaille comme cordonnier et une mère directrice d'un atelier de repassage américain, le petit Giono grandit dans le climat chaud et bienveillant du sud, entre deux lectures de la Bible de son père qui devient vite malade. Il raconte cette enfance dans le roman autobiographique Jean Le Bleu. En 1911, la santé de son père se détériore et le pousse à arrêter ses études, pour subvenir aux besoins de sa famille. Il continue néanmoins de s'instruire en autodidacte.

En 1915, en pleine première guerre mondiale, il est envoyé à Verdun, et revient traumatisé de cette expérience de barbarie, ce qui le fait devenir un pacifiste convaincu jusqu'à la fin de sa vie. Ses premiers romans, Colline et Regain, sont bien accueillis, ce qui le pousse à laisser tomber son poste d'employé de banque pour le métier d'écrivain. En 1932, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur. En 1935, il publie Que ma joie demeure qui connaît un grand succès, particulièrement auprès de la jeunesse, puis crée les Rencontres du Contadour, sorte de cercle littéraire regroupant des férus de poésie et de nature.

Alors que les prémices de la guerre grondent de plus en plus fort,  Jean Giono rédige ses suppliques Refus d'obéissance, Lettre aux paysans sur la pauvreté et la paix, Précision et Recherche de la pureté.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, bien qu'il n'ait jamais pris position en faveur du régime de Vichy et encore moins en faveur de l'Allemagne nazie, il est accusé d'avoir collaboré et de nouveau emprisonné, en septembre 1944. Il n'est libéré qu'en janvier 1945, sans avoir été inculpé. Néanmoins, le Comité national des écrivains, organisme issu de la Résistance, l'inscrit sur sa liste noire, ce qui interdisait de fait toute publication de son œuvre en France.

Il prend sa revanche quelques années après, lorsqu'est publié en 1947 Un roi sans divertissement, première en date des Chroniques. Dans les années qui suivent, Giono publie notamment Mort d'un personnage (1948), Les Âmes fortes (1950), Le Hussard sur le toit (1951), Le Moulin de Pologne (1953). Avec le succès de ces livres, surtout celui du Hussard sur le toit, adapté par la suite en long métrage, Giono retrouve pleinement la place qui est la sienne, celle de l'un des plus grands écrivains français du XXe siècle.

Le cinéma d'ailleurs, il s'y intéresse beaucoup puisqu'il réalise un film, Crésus, en 1960 avant de présider le jury du Festival de Cannes en 1961. Son dernier roman, L'Iris de Suse, paraît l'année de sa mort, emporté par une crise cardiaque le 8 octobre 1970. 

L'écrivain est enterré à Manosque, sa terre natale qu'il aimait tant.

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