Magic JeunetJean-Pierre Jeunet est un de ces rares réalisateurs français qui a su conquérir le monde entier notamment grâce à son étonnant film Le fabuleux destin d'Amélie Poulain. Entre fantastique et réalité, ses oeuvres singulières et poétiques comportent toujours une grande part d'humour enfantin.Né en 1953 Roanne,
Jean-Pierre Jeunet s’est formé en autodidacte. Enfant, il s'amuse à remonter les films de Disney dans les stéréoscopes (lunettes permettant de voir les images en relief) : il décolle et change l'ordre des vignettes pour réinventer l'histoire. A 17 ans,
Jean-Pierre Jeunet travaille à La Poste. Il achète une caméra et des films super-8. Il réalise alors ses premiers films. Il rencontre
Marc Caro à l'occasion du Festival d'Animation d'
Annecy : c'est le début d'une longue et productive collaboration.
En 1981, ils coréalisent leur premier film avec acteurs : Le Bunker de la dernière rafale, empreint de l'esthétique expressionniste et de la culture punk chère aux années 80. Après avoir tourné nombre de courts-métrages seul, il débute dans la pub et réalise de nouveaux courts en collaboration avec
Marc Caro. C’est aux côtés de ce dernier qu’il devient célèbre, avec
Delicatessen en 1991 puis
La Cité des enfants perdus, 4 ans plus tard. Enfin en 1997, sa carrière prend une dimension internationale lorsqu'il est engagé par la 20th Century Fox pour réaliser
Alien la Résurrection en 1997.
La suite on la connaît. De retour en France, il offre aux spectateurs du monde entier
Le fabuleux Destin d’Amélie Poulain avec
Audrey Tautou. Résultat : plus de 7 millions d’entrées et une excellente exploitation à l’étranger. Le film a eu un incroyable succès international. Il réalise ensuite
Un Long dimanche de Fiançaille (d’après le roman de Sébastien Japrisot). Jeunet permet à son équipe française de tourner cette grosse production sur le territoire français, avec des moyens et un casting quasiment jamais vus jusqu'ici. Il retrouve à cette occasion la "fabuleuse"
Audrey Tautou. Après plusieurs projets avortés, Jeunet revient en 2009 avec
Micmacs à tire-larigot, fable délurée et délirante portée par
Dany Boon, tout droit sorti du triomphe de
Bienvenue chez les ch'tis.