Le ProfesseurActeur de légende, résumant à lui seul un quart de siècle du cinéma (et du théâtre) français, Louis Jouvet a eu une influence considérable sur la pratique du jeu et les méthodes de l'actorat. Théoricien de son art, il a été à l'affiche de nombreux chefs-d'oeuvre du cinéma (Drôle de Drame, Quai des Orfèvres) prêtant son allure dégingandée et sa diction inimitable à des personnages comme Knock ou l'inspecteur Antoine.Né Jules Eugène
Louis Jouvet, à Crozon, dans le Finistère, il perd son père à l'âge de 14 ans et part vivre chez son oncle dans les Ardennes. Passionné de littérature, ilpasse tout son temps libre dans les théâtres amteurs, mais sa famille le contraint à suivre des études de pharmacie à la faculté de
Paris. En parallèle il passe le concours du Conservatoire National où il est recalé trois fois.
En 1912, il obtient son diplôme de pharmacien mais reste bien décidé à s'épanouir dans le métier d'acteur, il court les cachets, obtenant quelques figurations sur des films. l'année suivante, c'est un premier tournant puisuq'il est embauché au théâtre du Vieux-Colombier. Là-bas, il est assistant, régsiseur, acteur... et il apprend les rudiments de son méitier avant d'être mobilisé en 1914.
10 ans, plus tard Jouvet connaît un nouveau virage : il quitte le Vieux Colombier pour entrer au théâtre des Champs Elysées où son adaptation de la pièce de Jules Romains, "
Knock" connaît un immense succès. Sa rencontre avec Jean Giraudoux l'amène ensuite à réaliser de nombreuses adaptations de l'auteur, dont certaines restèrent dans les mémoires ("Ondine", "La Guerre de Troie n'aura pas lieu").
Au début des années 30, fort de ses succès théâtraux, Jouvet revient au cinéma, cette fois avec les honneurs. Il est à l'afiche de nombreux succès populaires comme
Topaze (1932) ou
La Kermesse héroïque de Jacques Feyder (1935). Il tournera surtout sous la direction des plus grands cinéastes de l'époque, utilisant à merveille sa diction saccadée (héritage d'un bégaiment de sa jeunesse) chez Jean renoir (
Les Bas-Fonds et
La Marseillaise), Julien Duviver (
La Charrette fantôme en 1939) ou Carné (
Hotel du nord).
Véritable icône de son métier, il reprend l'Athénée au retour de son exil à la fin de la guerre de 39-45. Là-bas il joue Giraudoux, Molière et acquiert une notoriété phénoménale, au point que le théâtre accolera son nom à la façade et qu'il reçoit la Légion d'Honneur en 1950. Un personnage restera lié indéfectiblement lié à son image : "
Knock", le médecin cynique de Jules Romains. Un de ses derniers films, en 1951, sera une adaptation de la pièce.
Homme de théâtre avant tout, il meurt d'un infarctus, en pleine répétition de "La Puissance et la gloire", le 16 août 1951
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