Martin Ritt

The Molly Maguires (2009)

Photo dernier film Martin Ritt
Photo dernier film Martin Ritt

Biographie

Né à New York, Martin Ritt fait ses études au lycée d'Elon où il s'illustre dans les arts dramatiques aussi bien que sur un terrain de football américain. Diplômé de l'Université de St John, il est très marqué par les injustices sociales qui minent l'Amérique de la crise de 1929 et commencent à travailler pour des troupes de théâtre engagées politiquement.

Cet engagement auprès des plus démunis, pour une vraie justice sociale marquera ses films et sa carrière rocambolesque pour les studios. Il est ainsi le seul acteur blanc dans une adaptation théâtrale de Porgy & Bess et connaît les foudres du maccarthysme au sortir de la Guerre pour ses sympathies communistes. C'est justement après avoir servi dans l'US Air Force qu'il tente d'entrer à Hollywood. Black-listé, et donc indésirable sur les écrans (petits ou grands) il se réfugie à nouveau au théâtre et enseigne à l'Actor's Studio.

Une fois la "chasse aux sorcières" oubliée, Ritt effectue des débuts laborieux dans l'industrie à rêves. Son premier film, L'Homme qui tua la peur (1957), empreint d'un humanisme profond, est un demi-échec malgré l'estime dont il bénéficie dans la critique. Si son style sobre et psychologique commence à s'affirmer, les oeuvres suivantes sont caractérisées par cette inconstance, oscillant entre le bon (Les Feux de l'été) et le médiocre (l'adaptation De Bruit et de Fureur).

Ce n'est qu'au début des années 60 que son cinéma tragique et social s'affirme, notamment grâce à la rencontre de son acteur fétiche Paul Newman avec lequel il tourne trois de ses meilleures productions : Le Plus sauvage d'entre tous (1963), L'Outrage (libre adaptation mexicaine de Rashomon en 1964) et Hombre, western désenchanté (1967).

Succès commerciaux et critiques s'enchaînent, Ritt semble donc enclin à poursuivre une voie plus personnelle, proche des préoccupations sociales qui l'agitent. Il réalise ainsi des films sociaux, marqués par sa colère contre les injustices comme Traître sur commande (1970) mais qui ne connaissent pas le même succès. Suivent des oeuvres plus ludiques (Le Prête-nom, Cinglée) qui illustrent le talent protéfiorme de cet auteur attachant.

Il s'éteint à 76 ans, le 8 Décembre 1990, quelques semaines après avoir mis un point final à son dernier film, Stanley & Iris.
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Martin Ritt

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