Mel Brooks

Hotel Transylvanie 2 (2015)

Photo dernier film Mel Brooks
Photo dernier film Mel Brooks

Biographie

Né en 1926 à Brooklyn, Mel Brooks, de son vrai nom Melvin Kaminsky, est le quatrième fils de Maximilian Kaminsky et Kate Brookman. Son père succombe trois ans plus tard, des suites d'une tuberculose. Sa mère trouve un modeste emploi de couturière. Mel et ses frères entrent très jeunes dans la vie professionnelle pour subvenir aux besoins de la famille.

Enfant de la Depression, et de nature chétive, Mel Brooks se défend par l'humour, acquérant très tot l'endurance et la ténacité qui seront les traits dominants de son caractère. Cinéphile assidu, il passe ses week-ends au cinéma et s'endort en rêvant à Frankenstein, auquel il rendra hommage quelques années plus tard. A treize ans, il s'initie à la batterie auprès de Buddy Rich. Diplômé en 1944 de l'Eastern High School de Williamsburg, il est incorporé au Virginia Military Institute et sert en Europe comme pontonnier, puis comme chef de tir dans l'artillerie. Durant la guerre, il organise aussi des spectacles burlesques pour les soldats.

Après un bref passage au College de Brooklyn, Mel Brooks se produit comme batteur et comique dans les hotels des Catskills et tient son premier rôle à Red Bank (New Jersey) dans le drame réaliste de Clifford Odets Golden Boy. En 1949, Sid Caesar, un des plus grands comiques de la télévision américaine l'engage comme gagman dans son émission The Admiral Broadway Revue, qui prend un an plus tard le titre de Your show of shows et deviendra en 1954 la Caesar's hour. Pendant dix ans, Mel Brooks invente avec Neil Simon, Larry Gelbart et Joseph Stein, des gags, sketches, parodies de films ou d'opéras qui resteront légendaires. Parallèlement il écrit et interprète un sketch de la revue "New faces of 1952" et signe les livrets de Once Over Lightly, d'après Le Barbier de Séville (1955) et Shinbone Alley (1957).

En 1960, Mel Brooks et Carl Reiner improvisent au cours d'une réception, un sketch sur un personnage de vieillard juif radoteur, âgé de 2000 ans : "Monsieur, on me dit que vous avez connu Jesus Christ ? Le Christ ? Laissez-moi me rappeler... Ah ! oui un jeune homme maigre, nerveux, il venait souvent dans mon magasin, mais n'achetait jamais rien. Un type sympa, il portait des sandales non ?" Les deux compères enregistrent alors leur premier disque : The 2000 Year Old man, qui remporte un succès instantané, et sera suivi de The 2001 year old man et At the Cannes Film Festival, vendus chacun à plusieurs millions d'exemplaires. Brooks recevra trois Grammies pour ces enregistrements.

Bien que sa carrière débute en 1949, c’est en 1968 que son talent éclate au grand jour grâce à The Producers, un long-métrage dont il assure la scénarisation et la réalisation. En 1974, une année charnière dans son parcours, Blazing Saddles et The Young Frankenstein totalisent plus de 200 millions aux guichets. De retour d’une brève absence, le réalisateur prouve en 1987 qu’il n’a rien perdu de son savoir-faire en présentant Spaceballs, une irrévérencieuse parodie de Star Wars.

En 1961, Mel Brooks rencontre la comédienne Anne Brancroft. Elle lui joue en privé la pièce The miracle worker. Ils ne se quitteront plus... En 1962, Mel Brooks écrit et réalise le court-métrage The Critic, satire des films d'art et d'essai, qui remporte un Oscar. La même année, il signe le livret de la comédie musicale All American, interprétée par Ray Bolger dans une mise en scène de Joshua Logan. En 1965, Brooks développe avec Buck Henry la série comique Get smart (Max la menace), parodie de feuilleton d'espionnage qui connaitra pendant 5 ans une large diffusion. Il reçoit pour celle-ci une nomination à l'Emmy.

A la fin des années 60, Brooks commence la rédaction d'un roman puis d'une pièce intitulée Spingtime of Hitler, relatant les efforts de deux producteurs ringards et fauchés pour redorer leur blason en montant un bide. De ces deux moutures, il tire le scénario de son premier long métrage : Les producteurs. Interprété par le tandem Zero Mostel-Gene Wilder, ce film burlesque, grinçant et débridé, s'impose en quelques mois comme un classique de la comédie américaine et obtient l'Oscar du meilleur scénario.

En 1970, Mel Brooks tourne en Yougoslavie le roman russe Le mystère des douze chaises, qui marque sa première apparition à l'écran aux côtés de Ron Moody et de son compère Dom DeLuise. En 1973, après dix mois de préparation en compagnie d'une joyeuse bande de forcenés du gag, il tourne Le shérif est en prison : "Un hommage au western dont j'avais été gavé pendant mon enfance et l'occasion de donner libre cours à mon humour scatologique. La première projection, devant l'état-major du studio, se déroula dans un silence glacial. La seconde devant un vrai public, fut un triomphe..." L'énorme succès du film vaut à son réalisateur un contrat avec la Fox lui garantissant une liberté créatrice sans précédent.

En 1974, il réalise Frankenstein Junior, écrit en collaboration avec sa vedette Gene Wilder. Un magistral pastiche des films de James Whale qui offrira aux cinéphiles du monde entier un festin de gags visuels et sonores et de citations détournées. En 1975, Brooks crée la série TV parodique When things were Rotten. En 1976, il écrit, produit et interprète La dernière folie de Mel Brooks, un retour aux sources de la comédie muette avec une accumulation de gags non-sensiques, doublé d'un prémonitoire "cri de guerre contre les conglomérats qui ont envahi le cinéma, décident de tout, ne savent qu'imiter les succès d'hier, et feront un jour mourir notre art". En 1977, l'irrépressible Mel écrit, produit et réalise Le grand frisson de Mel Brooks, un salut affectueux à Alfred Hitchcock, émaillé de références délirantes aux Oiseaux, La mort aux trousses, La maison du Dr. Edwardes, etc...

En 1979, après le triomphe international du Grand frisson, il fonde sa propre société de production, la Brookfilms, sous l'égide de laquelle seront notamment réalisés Elephant Man de David Lynch (8 citations à l'Oscar), Frances de Graeme Clifford, pour lequel Jessica Lange et Kim Stanley seront cités à l'Oscar, Où est passé mon idole ?, de Richard Benjamin, qui vaudra à Peter O'Toole une citation à l'Oscar, La mouche de David Cronenberg et 84 Charing Cross de David Jones avec Anne Bancroft et Anthony Hopkins.

En 1981, il écrit, produit, réalise et interprète La folle histoire du monde : de l'homme des cavernes à la Révolution française, en passant par Moise, le Christ et Messaline, une fresque hystérique truffée de gags iconoclastes. En 1982, Brooks et Anne Bancroft se partagent la vedette du remake musical de To be or not to be, premier long métrage du chorégraphe Alan Johnson. En 1987, il écrit, produit et réalise et interprète La folle histoire de l'espace, une parodie de La guerre des étoiles, où il s'octroie le double rôle du féroce président Skroob et du vénérable gnome Yaourt. En 1991, Mel Brooks, écrit, produit, réalise et interprète Life Stinks (Chienne de vie), comédie satirique sur les tribulations d'un milliardaire SDF.

En 1993, il renoue avec la parodie en signant Robin Hood : men in tights, et deux ans plus tard, Dracula : dead and loving it, sa dernière réalisation à ce jour. Enfin en 2005 il prête sa voix à Bigweld dans le film d'animation Robots.
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