Olivier Py

Violette (2013)

Photo dernier film Olivier Py
Photo dernier film Olivier Py

Biographie

Olivier Py, né en 1965 à Grasse, dirige l’Odéon-Théâtre de l’Europe depuis le 1er mars 2OO7. Après une hypokhâgne, puis une khâgne au Lycée Fénelon, il entre à l’ENSATT (rue Blanche) puis, en 1987, au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique, ce qui ne l’empêchera pas d’entamer des études de théologie à l’Institut Catholique.

En 1988, il fonde sa propre compagnie, «L’inconvénient des boutures», et assure lui-même la mise en scène de ses textes. Citons entre autres Gaspacho, un chien mort (199O) ; Les Aventures de Paco Goliard (1992) ; La Jeune Fille, le Diable et le moulin, d’après les frères Grimm (1993) ; La Servante, histoire sans fin, un cycle de cinq pièces et cinq dramaticules d’une durée totale de vingt-quatre heures, présenté en intégrale au Festival d’Avignon 1995 et repris à la Manufacture des Oeillets à Ivry en 1996 ; Le Visage d’Orphée, créé au CDN d’Orléans puis présenté au Festival d’Avignon, dans la Cour d’honneur du Palais des Papes en 1997. Olivier Py met également en scène des textes d’Elizabeth Mazev (Mon père qui fonctionnait par périodes culinaires et autres, 1989 ; Les Drôles, 1993) et de Jean-Luc Lagarce (Nous les héros, 1997).

Nommé en juillet 1998 à la direction du Centre Dramatique National/Orléans-Loiret- Centre, il y crée Requiem pour Srebrenica, qui a tourné en France, en ex-Yougoslavie, au Canada, aux États-Unis et en Jordanie, puis L’Eau de la Vie et une deuxième version de
La Jeune fille, le Diable et le moulin (1999) ; L’Apocalypse joyeuse (juin 2OOO) ; Épître aux jeunes acteurs (2OO1) ; Au Monde comme n’y étant pas (2OO2).

D’autres metteurs en scène commencent à monter ses pièces : Théâtres l’est par Michel Raskine au Théâtre du Point du jour à Lyon en 1998, L’Exaltation du labyrinthe par Stéphane Braunschweig au TNS en 2OO1, La Servante par Robert Sandoz en 2OO4 à Neuchâtel. Le Soulier de satin, de Paul Claudel, dont Olivier Py donne une mise en scène en vers on intégrale à Orléans en mars 2OO3, est ensuite joué au TNS, au Théâtre de la Ville, au Grand Théâtre de Genève et au Festival d’Edimbourg en 2OO4, et reçoit le prix Georges- Lherminier, décerné par le Syndicat de la Critique au meilleur spectacle créé en région.

En 2OO5, création d’une trilogie : Les Vainqueurs, qui tourne au TNP à Villeurbanne, à la Ferme du Buisson, au Festival d’Avignon, à Paris. La même année, Olivier Py met en scène A Cry from heaven de Vincent Woods à l’Abbey Theatre à Dublin. En 2OO6, à l’invitation de Jean-Michel Ribes, il présente au Théâtre du Rond-Point «La Grande Parade de Py», ensemble de six spectacles dont il est l’auteur et le metteur en scène : L’Eau de la Vie, La Jeune fille, le Diable et le moulin, Épître aux jeunes acteurs, Les Vainqueurs, Chansons du Paradis perdu et une nouvelle création : Illusions comiques, jouée également à Orléans, Lille, Strasbourg, Sartrouville, Caen, Douai, Lorient, Forbach, Annecy, Reims, Creil ou Bordeaux avant d’être reprise en ouverture de saison 2OO7/2OO8 à l’Odéon- Théâtre de l’Europe.

En juillet 2OO6, à l’occasion de la clôture du 6Oème Festival d’Avignon, Olivier Py met en scène dans la Cour d’honneur du Palais des Papes un hommage à Jean Vilar, L’Énigme Vilar.

Plusieurs metteurs en scène de renom ont monté ses pièces dont Raskine, Braunschweig, Sandoz... Une grande partie de son œuvre est éditée chez Actes Sud.

C’est également au Festival d’Avignon, en 1996, qu’il interprète pour la première fois son personnage de cabaret : Miss Knife, dont le tour de chant, Les ballades de Miss Knife, composé de chansons qu’il a écrites, mises en musique par Jean-Yves Rivaud, a été présenté au public à Paris (Théâtre du Rond-Point, Café de la Danse), Orléans, Cherbourg, Lyon, au Petit Quevilly, à New York ou à Bruxelles (un disque a été édité par Actes Sud).

Mais Olivier Py a également joué dans des spectacles mis en scène par Jean-Luc Lagarce, François Rancillac, Pascal Rambert, ou dans des longs-métrages signés Jacques Maillot, Cédric Klapisch, Michel Deville, Laurent Bénégui, Peter Chelsom ou Noémie Lvovsky il tient aussi un rôle dans son premier film : Les Yeux fermés, qu’il a réalisé en 1999 pour Arte. Depuis une dizaine d’années, Olivier Py a abordé la mise en scène d’opéra. Il en a signé huit à ce jour : Der Freischütz de C. M. von Weber à l’Opéra de Nancy (1999), Les Contes d’Hoffmann de Jacques Offenbach (2OO1) et La Damnation de Faust d’Hector Berlioz (2OO3) au Grand Théâtre de Genève, Le Vase de parfums (musique de Suzanne Giraud, livret d’Olivier Py) à l’Opéra de Nantes (2OO4), Tristan und Isolde et Tannhäuser de Richard Wagner au Grand Théâtre de Genève (2OO5), Curlew River de Benjamin Britten (Edimbourg, 2OO5) et dernièrement Pelléas et Mélisande de Claude Debussy au Théâte Musical Stanislavski et Némirovitch-Dantchenko de Moscou dans le cadre du Festival International Tchékhov.

Lauréat de la Fondation Beaumarchais et boursier du Centre national du Livre, Olivier Py s’est vu décerner le Prix Nouveau Talent Théâtre/SACD (1996) ainsi que le Prix Jeune Théâtre de l’Académie Française (2OO2). Certains de ses textes sont disponibles aux
Solitaires Intempestifs, aux éditions Grandvaux, à L’École des loisirs, chez Bayard ou ARTE éditions ; la plupart de son oeuvre est éditée chez Actes Sud (qui a notamment publié en 2OO5 son premier roman, Paradis de tristesse, chez Acte Sud). Son théâtre a été traduit en anglais, italien, allemand, slovène, espagnol, roumain et grec.
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