Sergi, un ami qui vous veut du bienDrôle et chaleureux, ce latin lover atypique est un des acteurs fétiches de Manuel Poirier et incarne des personnages volontiers complexes, jouant de sa masculinité et oscillant entre la sympathie (Western, Dirty pretty things) et l'inquiétante étrangeté (Harry, un ami qui vous veut du bien, Le Labyrinthe de Pan).Sergi López est né à Vilanova i la Geltru, en Espagne. Après des cours de théâtre en Catalogne, Sergi López débarque à
Paris au cours Jacques Lecoq. Remarqué par
Manuel Poirier dans La Petite Amie d’Antonio, il se lance corps et âme dans le cinéma en France, en Espagne, en Angleterre, au Pérou et rafle tous les prix d’interprétation.
En 1996, le road-movie de Poirier, Western, est présenté au festival de
Cannes et reçoit un accueil chaleureux du public. Il joue dans
La Nouvelle Eve de Catherine Corsini et les 2 films de la réalisatrice Vernoux,
Rien à faire et
Reines d'un jour.
En 1999, il joue dans
Une liaison pornographique, réalisé par le belge Frédéric Fonteyne, dans lequel il donne la réplique à Nathalie Baye. Il tourne également beaucoup en Espagne, son pays natal, où il travaille avec les cinéastes Miguel Albaladejo et Ventura Pons.
En 2000, son interprétation inquiétante dans le thriller psychologique
Harry, un ami qui vous veut du bien de
Dominik Moll impressionne tout le monde et rafle le César du Meilleur acteur. Il tourne ensuite le western médiéval
Rencontre avec le dragon, puis le décalé
Janis et John. Il retrouve
Manuel Poirier, pour qui il tourne
Les Femmes... ou les enfants d'abord et
Chemins de traverse.
En 2003, il est choisi par le cinéaste britannique Stephen Frears pour jouer dans
Dirty pretty things. Il enchaîne avec
Les Mots bleus de Corneau,
Peindre ou faire l'amour des frères Larrieu (2005) et
Le Labyrinthe de Pan de Guillermo Del Toro, dans lequel son interprétation fait encore sensation à
Cannes en 2006. Il écrit ensuite et interprète un spectacle solo, avant de retrouver une fois de plus en 2007
Manuel Poirier pour le film
La Maison.
Amateur de rôles drôles, étranges et inquiétants, jouant avec humour et séduction de sa latinité, il continue son parcours atypique en 2009, avec des expériences aussi originales que
Ricky de François Ozon (face à un enfant-ange),
Parc oeuvre aux frontières du cinéma expérimental d'Arnaud des Paliières,
Partir, film intimiste de Catherine Corsini ou
Les Derniers Jours du monde, fantaisie des frère Larrieu.