Walter Pidgeon

Man hunt (2011)

Photo dernier film Walter Pidgeon
Photo dernier film Walter Pidgeon

Biographie

Né, à Saint John, au Canada, à la fin du XIXe siècle, Walter Pidgeon part étudier au conservatoire de musique de Boston. Il enregistre des disques, participe à plusieurs comédies musicales et fait ses débuts à Hollywood en 1925 dans quelques films muets, dont Mannequin de James Cruze.

L'arrivée du parlant donne un nouvel élan à sa carrière. Ses talents vocaux lui permettent d'obtenir de meilleurs rôles et il apparaît dans les premiers "talkie musicals" où il peut s'épanouir dans le chant, comme Bride of the regiment de J. F. Dillon (1930) ou Vienese Nights d'Arthur Crossland (1930). En 1932, il fait d'ailleurs une brève mais marquante apparition dans Rockabye un des tous premiers films de George Cukor.

En 1936, sa carrière prend un nouveau tournant avec le rôle d'un gangster opposé à Cary Grant dans Big brown eyes de Raoul Walsh. L'année suivante, la MGM le prend sous contrat et il continue de briller, même si la major ne lui offre que des rôles de second plan, aux cotés de stars maisons comme Clark Gable et Jean Harlow (Saratoga de Jack Conway).  Il doit attendre 1939 pour avoir sa chance dans Nick Carter : Master Detective de Jacques Tourneur et c'est paradoxalement lors de "prêts" à la Fox qu'il connaît la consécration auprès de réalisateurs chevronnés, incarnant un officier britannique poursuivi par des Allemands dans Chasse à l'homme de Fritz Lang (1941) ou un prêtre dans Qu'elle était verte ma vallée de John Ford (1941).

De retour à la MGM, on lui confie des rôles plus importants, le plus souvent associé à la star féminine du moment, Greer Garson (Les Oubliés et Madame Curie de Mervyn LeRoy, 1941 et 1943). Dans les années cinquantes, Walter Pidgeon retrouve de grands metteurs en scène dans des films plus marquants : Vincente Minelli dans Les Ensorcelés (1952), Robert Wise dans La Tour des ambitieux (1954), ou John Ford dans L'aigle vole au soleil (1956).

C'est fort de l'interprétation de ces personnages intègres, à l'élégance britannique voire démodée qu'il incarnera l'étrange Docteur Morbius de Planète Interdite (une tradition et un sérieux qui s'avèrent en parfait décalage avec le jeu ironique du jeune débutant, Leslie Nielsen). Les années soixantes le voit décliner, malgré une fidelité à son personnage de dandy british dans Tempête à Washington d'Otto Preminger (1962) ou plus tard dans Funny Girl de William Wyler (1968). Il se tourne ensuite vers la TV jusqu'en 1978, date officielle de la fin de sa carrière.

Devenu citoyen américain, il meurt à Santa Monica, le 25 Septembre 1984.
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Walter Pidgeon

Vidéos


Photos

A dernièrement tourné avec

Jan Struther

Scénario original

William Wyler

Réalisateur

James Hilton

Scénariste

Claudine West

Scénariste