Quentin Dupieux

Le Deuxième Acte (2024)

Photo dernier film Quentin Dupieux
Photo dernier film Quentin Dupieux
Quentin Dupieux

BIOGRAPHIE

Né à Paris, Quentin Dupieux alias Mr. Oizo n'est pas forcément qu'un musicien électro. On serait même tenté de dire qu'il est d'abord cinéaste, vidéaste, voire artiste plasticien, tant son oeuvre vidéo et filmographique entre en résonance directe avec son travail de musicien.

Avant de faire la joie des dance floor avec la bombe molle et languide de son single Flat beat, Quentin fait le (des)espoir de ses parents en lachant l'école pour faire des courts-métrages alors qu'il entre dans l'adolescence. Dévoreur de séries Z aussi bien que de classiques, il intègre très vite la fine équipe de "Midi-Minuit", dirigée par Michel Gondry et au sein de laquelle il fait ses armes de vidéaste clippeur.

C'est là que Laurent Garnier le repère et le fait signer sur le label FCom où il sort son premier single, le bien nommé Flat beat (1997). Il réalise également le clip qui obtient un étonnant succès sous la houlette de sa marionnette Flat Eric. L'histoire de Mr. Oizo commence : la mascotte devient celle de Levi's et Quentin réalise les spots de pub de la marque de jean.

Débute alors une longue parenthèse musicale d'une dizaine d'années, interrompue ça et là par des clips (La Ritournelle, Party people) et un moyen-métrage non-sensique à souhait, Nonfilm (2001), qui conte le tournage, d'un tournage, d'un tournage sur un mode quasi-théorique et franchement absurde.

L'essai cinématographique est transformée en 2007 grâce à Steak, comédie-OVNI où s'ébatte les comiques Eric et Ramzy dans un univers étrange, à mi-chemin entre David Cronenberg et Blake Edwards. Echec en salles, le film devient vite l'objet d'un culte et place Dupieux en bonne position sur l'échiquier du cinéma indépendant. Le bougre confirme cette position en 2010 avec Rubber, film tourné en indépendance totale avec un appareil photo dernier cri, que le cinéaste lui-même qualifie de "synthèse entre Duel de Spielberg et les Monty Python... En mieux."
Quentin Dupieux