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Titre original : Bes Vakit Turquie - 2007 - 1H51 - Genre : Drame Tout public Date de sortie : 30/04/2008 Un film de : Reha Erdem Avec : Site Officiel |
Meilleur film du Festival d'Istanbul
Un village turc, adossé à la montagne et surplombant la mer. La vie de ses habitants y est rythmée par le passage des saisons et les appels à la prière. Ömer, Yakup et Yildiz, âgés d'une douzaine d'années, regardent la vie des adultes et tentent de se faire une place dans ce monde parfois cruel.
C'est la vie d'un village à travers celle des enfants Omer, yakup, Yldiz et les autres. des enfants "comme les autres" avec leurs jeux parfois insouciants, qui entrent dans l'adolescence et qui essaient de se faire une place malgré les rapports difficiles, parfois violents, qu'ils entretiennent avec leurs parents, comme Omer au regard si beau et parfois si grave qui n'a qu'une idée en tête : tuer son père ou Yakup, amoureux de son institutrice et qui va aussi entrer en rivalité avec le sien. Quant à Yldiz qui aime son père, c'est avec sa mère que les rapports sont durs. On ne peut pas sortir indemne d'un tel film... on en garde forcément les images (sublimes) et la musique qui arrive, envoutante, toujours dans les moments où l'action s'arrête, où on fait une pose, souvent contemplative devant des paysages d'automne merveilleux de beauté, mais parfois effrayante devant ces visions d'enfants morts dans les gravats, la terre ou sous les feuilles mortes. Alors on sent l'émotion monter... Encore une fois c'est un grand film.
Ces chroniques villageoises sont de toute beauté...Le film raconte les relations conflictuelles entre des enfants et des adultes d'un village turc....Il n'y a pas énormément de personnages (4 enfants principalement, quelques parents, une institutrice) et cela procure son intimité au film... On est là dans une symphonie pastorale, on est dans l'univers baroque de Giono...Comme un thème récurrent la mort est dans le film, des images d'enfants décédés reviennent comme un refrain. Dès que les dialogues s'arrêtent la musique prend le relais étourdissant le spectateur d'émotions. Bref on ne peut pas sortir indemne de ce film si l'on accepte son enjeu : les rapports humains et leur rapport au divin comme en témoignent de somptueux plans de minarets....A voir
| Le Monde | Libération |
