
Père et fils
Les Shkolnik sont chercheurs de père en fils. Alors qu'Eliezer Shkolnik, professeur puriste et misanthrope a toujours joué de malchance, son fils Uriel est reconnu par ses pairs.
Jusqu'au jour où le père reçoit un appel : l'académie a décidé de lui remettre le prix le plus prestigieux de sa discipline. Son désir de reconnaissance éclate au grand jour.
Sélection officielle, En compétition - Festival de Cannes 2011
Ce n'est pas un film qui attirera les foules et ce malgré une mise en scène moderne et inventive. L'étude quasi exclusive de deux personnages pivot du récit : le père, chercheur intègre plus prèoccupé de vérité talmudique que de vérité humaine mais quasiment autiste, loser asocial et misanthrope et son gagnant de fils à qui tout réussit, reconnu par ses pairs et grand sportif devant l'Eternel Il faut saluer l'exceptionnelle prestation de l'acteur israélien Shlomo Baraba dont les jeux de physionomie s'apparentent au meilleur du cinéma muet. Ce n'est pas inintéressant, quelques scènes très drôles, mais un cinéma qui pourra sembler un peu hermétique à certains. A découvrir toutefois
Israélien né à New-York, la réputation de Joseph Cedar grandit film après film. Son film précédent, "Beaufort", avait obtenu l'ours d'argent à Berlin et avait été sélectionné pour les Oscar. "Footnote" s'est vu décerné le Prix du meilleur scénario lors du dernier Festival de Cannes. Ce film nous plonge dans un milieu qu'on connait mal, voire pas du tout : le milieu des chercheurs/experts du Talmud. Ne croyez pas que ces gens là passent tout leur temps à pondre des exégèses, cent fois non ! Ils savent également se détester entre eux, se mépriser, se faire des crasses, s'exclure les uns les autres. Même entre père et fils ! A côté de ce panier de crabe, les partis politiques de notre pays sont des mondes de bisounours ! Que va-t-il se passer quand le Prix d'Israël va être attribué par erreur à un père, depuis longtemps mis sur la touche par un ennemi haut placé, alors qu'il devait être attribué au fils ? Lorsqu'on va voir ce film, il faut accepter un premier quart d'heure un peu gonflant : on se rattrape largement après ! A la sortie, on ne peut s'empêcher de chercher des comparaisons avec "Habemus Papam", avec "la conquête" et avec "l'exercice du pouvoir".