
Un gitan, un nain et un coq
Placé par mesure de protection dans une famille d'accueil, Khamsa, 13 ans, fugue pour retrouver le camp Gitan qui l'a vu naître. C'est le début de l'été, avec les plongeons dans le chantier naval de l'Estaque, les parties de cartes nocturnes et les chapardises chez les voisins.
Avec son cousin le nain Boyard, Khamsa achète un coq de combat. Ils rêvent de fortune et de liberté. En attendant il fait les 400 coup avec Coyote son ami d'enfance. Avec lui il rencontre Rachitique, un jeune Arabe d'une citée voisine. Très vite, le trio inconscient passe du vol de scooter au cambriolage de maison. Il a beau embrasser sa petite main de Fatma qu'il porte toujours autour du cou, la protection et le bonheur qu'elle est sensée lui apporter ne sont pas au rendez-vous.
Tout le monde est unanime, des internautes à la presse : Khamsa est un film à voir d'urgence.
"Karim Dridi a filmé une tranche de vie, une gifle magistrale, implacable et sans issue" affirme Loumatin.
La presse appuie la justesse de la mise en scène de Karim Dridi : " tout ici sonne juste et fort" (Télérama), ce qui confère au film une " (...) forte boule d'émotions contradictoires" (Les Cahiers du Cinéma). La meilleure conclusion vient de la part des Inrockuptibles qui qualifie l'oeuvre d' "authentique et puissant ". Khamsa semble donc avoir tous les atouts d'une grande oeuvre de cinéma, populaire et magistral.