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Francais - 1990 - 2H20 -
Genre : Drame psychologique
Tout public Date de sortie : 04/01/1991 Un film de : Claude Chabrol Avec : Isabelle Huppert, Jean-Francois Balmer |
Madame bovary
Emma Bovary, fille d'un paysan élevée dans un couvent, épouse un officier de santé. Pleine d'aspirations romanesques et de rêves de luxe, elle s'ennuie très vite dans ces bourgs de Normandie. Elle devient la maîtresse de Rodolphe, un gentilhomme du voisinage qui l'abandonne, puis d'un clerc de notaire. Déçue, accablée de dettes, elle s'empoisonne.
D'origine paysanne, Emma Rouault épouse un homme veuf, Le docteur Charles Bovary. Mais la vie provinciale ennuie la jeune femme, jusqu’à ce qu’elle connaisse l’ivresse de la vie de la haute bourgeoise lors d’un bal. Charles ne comprend l’ennui de sa femme, qui après moult aventures, sombrera dans la dépression… Ce film n’est pas un grand Chabrol, car la mise en scène est assez classique, voire carrément neutre. Il ne s’agit donc pas d’une relecture de l’œuvre, mais juste d’une illustration. L’héroïne incarnée par Isabelle Huppert est bien le prototype des personnages chabroliens qui pourraient tous s’écrier : «Madame Bovary, c’est moi !». Emma est atteinte d’une complexion psychologique de la personne qui se voit différente de ce qu’elle est en réalité, et qui se condamne, pour des illusions et des idées préétablies, à être toujours déçue par la banalité de l’existence. En bref, Emma Bovary est une paysanne qui se refuse en tant que telle. Seuls points positifs du film, une interprète excellente, possédant un jeu tout en nuance, qui convient bien à ce grand personnage littéraire. Et puis des décors, une lumière et un sens du détail tout à fait remarquable, qui font que ce film d’époque reste tout de même fort appréciable. Dans Madame Bovary, les robes d’Isabelle Huppert ont été fabriquées avec d'authentiques pièces de tissu du XIXème siècle, ou avec des étoffes tissées à l'ancienne sur des métiers à bras. L'évolution des costumes a été organisée en fonction de l'ascension sociale d'Emma. L'effet est saisissant et est en accord profond avec l'esprit du livre, il aide même à mieux comprendre le drame, seul véritable point positif de la mise en scène de ce film. Dommage donc que le cinéaste n’est pas été plus entreprenant vis à vis de ce chef d’œuvre de la littérature déjà porté à l’écran de nombreuses fois, entre autre par Jean Renoir en 1934, Vincente Minnelli en 1949. Une nouvelle adaptation n’était donc pas vraiment nécessaire, même si le rôle semblait écrit pour Isabelle Huppert… A voir donc, juste pour le plaisir du jeu d'Isabelle Huppert.
