
La vie en Rose
Parce qu'elle a été trop longtemps victime, Rose Mayer décide de prendre son destin en main et assassine son mari. Elle part alors retrouver son fils à Bruxelles, qui a fui l'enfer familial depuis des années.
Mais la liberté apparente n'efface pas la culpabilité, et les histoires de famille ne peuvent se résoudre sans l'accord de l'autre. Rose trouvera-t-elle sa place dans ce nouveau monde ?
Une femme battue, malheureuse et effacée, sort de sa passsivité en assassinant son mari. Elle découvre alors la vie, l'extérieur, la ville et ses attraits. Le geste brutal va lui donner, un temps, la liberté ; une liberté apparente parce que la culpabilité est quand même là ; une liberté qu'elle va perdre en partie lorsque les soupçons se porteront sur elle. Car la culpabilité et la fuite sont des prisons sans barreaux. Même fugitive, elle est enfin elle même, mais fera ce qu'il faut pour être retrouvée. Toute l'ambiguité vient des motivations de l'acte criminel. Rose ne tue pas par vengeance, ou pour se défendre, mais pour prendre sa liberté, pour retrouver son fils en toute quiétude. Son geste est pour elle la seule issue possible, car partir simplement lui semble un abandon. A noter l'interprétation remarquable de Yolande Moreau.
C'est à qui tuera l'autre dans ce couple... Sauf que la sale binette du mari fait qu'on suit Rose (Yolande Moreau) pour son goût de la vie intact, ces embellies dont elle sait profiter (fréquent chez les femmes battues). On gomme l'escalade qu'elle a acceptée, ses fuites de petite souris qui ne veut pas le savoir. Les voitures se croisant en tous sens à plusieurs reprises comptent beaucoup dans la mise en scène de Martin Provost. J'ai eu du mal à raccorder les liens entre le fiston, l'inspecteur et le journaliste... On se croirait dans une adaptation à l'écran de Simenon aux meilleurs moments. Dommage que ça manque un peu de flamboyance en dehors de l'actrice principale qu'on va voir comme une super copine qui vous regonfle à bloc
Rôle dans ce film : Rose
Rôle dans ce film : Thomas