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Francais - 2005 - 1H44 -
Genre : Comédie dramatique
Tout public Date de sortie : 02/01/2006 Un film de : Nobuhiro Suwa Avec : Valéria Bruni-Tedeschi, Jacques Doillon, Marc Citti, Alex Descas, Joana Preiss, Bruno Todeschini... |
Après plusieurs années de vie commune à l'étranger, Nicolas et Marie sont sur le point de divorcer. Ils décident pourtant de se rendre ensemble à la cérémonie de mariage d'un de leurs amis en France. Dès leur arrivée, ils annoncent la nouvelle de leur rupture, ce qui provoque l'étonnement de leur entourage.
D'abord, ouvrez vos oreilles ! Car la bande son est un peu légère pour les durs de la feuille, le clair-obscur des premières scènes empêchant de lire sur les lèvres la totalité des échanges, on devine plus qu'on entend : entre vouloir se quitter et se quitter réellement il y a une marge. Les deux acteurs jouent admirablement. Je respecte que ce thème soit traité dans toute sa douleur, on n'en finit jamais de pleurer ces moments où on se fait du mal... Quand on en arrive là, à ranimer quelques braises, il faut un déclic, une éclaircie, dans le style du vieux copain et son fils au musée, ou quelque chose d'autre qui divertisse vraiment, faute de quoi il n'y a plus qu'à se figer comme les statues de Rodin. Cet état, illustré par des plans fixes interminables, la signature asiatique de ce film, peuvent donner envie de piquer un cent mètres en sortant...
Le tournage s'est déroulé sur une dizaine de jours à Paris. Les rares décors extérieurs sont beaux, puisque c'est Paris, une rue à la nuit tombée, les toits des immeubles. Les décors intérieurs sont filmés en lumière tamisée, les seconds rôles sont pour la plupart négligés, filmés de dos, ils sont quantité négligeable, ils ne sont là que les témoins, comme le sont souvent les amis des couples qui se séparent. La séparation devenue officielle, Marie doit subir les conversations futiles des bons copains et leur philosophie bon marché. A ce couple si parfait ne manquait au final que le ciment qui lie un couple pour la vie, l'enfant, qu'ils n'ont pas eu. En dépit d'un son exécrable et d'une luminosité médiocre, en dépit du sordide de la chambre d'hôtel où le couple prend ses quartiers temporaires, en dépit des petits moyens dispensés à ce tournage et de dialogues finalement minimalistes, d'acteurs plus que moyens pour ne pas dire de 3ème catégorie, le film est sauvé par une Valérie Bruni-Tedeschi dont les meilleures performances resteront celles de l'épouse éplorée, déchirée par la rupture, effondrée à l'idée du long tapis de solitude qui l'attend. Bruno Todeschini est un époux aimant pour qui la rupture est déjà de fait, pour qui la reprise de sa liberté devient une reconquête. Ce petit film moyen exprime les contradictions du couple en faillite, un être s'éveille l'autre se meurt. Mais c'est sans compter l'imprévu, et la morale est sauve. Des images tristes, des corps fatigués, des teints blafards, Un couple parfait n'est pas une histoire qui vous fera rêver, au mieux est-il possible de s'identifier au vécu du tandem Bruni-Tedeschi/Todeschini. Un effet plombant mine le film de bout en bout, Jacques Doillon présent dans deux scènes éclaircit la mise en scène en se mettant en valeur, mais l'impression est à la semi médiocrité. Le réalisateur de Un couple parfait est Nobuhiro Suwa dont il semble qu'il ne parle que quelques mots de français, il aurait supervisé le tournage en laissant beaucoup de libertés d'action à Caroline Champetier, chef-opérateur. Mon impression est qu'il est temps pour elle de penser au recyclage car je pense qu'elle a atteint dans ce domaine les limites de ses compétences. Quand à Doillon à qui on doit la mise en scène, on l'a connu mieux inspiré. Les 3 étoiles données par la critique à ce film sont bien payées
