Une poigne, DeferreProfessionnel respecté, Denys Granier-Deferre est loin d'être un innovateur, mais a prolongé au cinéma et à la télévision le sillon tracé par son père ; celui d'un artisanat populaire, avec d'autre prétention que d'offrir un spectacle de qualité. On lui doit notamment Que les gros salaires lèvent le doigt et Pièce montée.Né en 1949, à
Paris,
Denys Granier-Deferre est un pur enfant de la balle puisqu'il est le fils de Pierre Granier-Deferre, ex-asssistant de Marcel Carné et défenseur acharné de la "qualité française" face à la Nouvelle vague avec des films comme
La Métamorphose des cloportes (1965),
Le Chat ou
La Veuve Couderc (1971). Elevé dans un milieu cinématographique, il fait donc ses débuts à la fin des années 60 au poste d'assistant auprès de son père, mais aussi de Claude Zidi, Rivette ou Robert Enrico.
Après une carrière riche de dix longues années d'expérience, il signe son premier scénario et, dans la foulée, réalise la comédie potache
Que les gros salaires lèvent le doigt (1982). Dans un esprit proche de celui de son père : classique, artisanal et loin de toute recherche formelle, il conte des histoires comiques simples et sans prétention, récidivant 2 ans plus tard avec
Réveillon chez Bob.
Succès mitigé au cinéma, il connait pourtant une carrière plus longue et originale à la télévision avec la réalisation de bon nombre de téléfilms depuis le début des années 90, parmi lesquels on compte "Moi, Général de Gaulle", "Les Duettistes" et "93, rue Lauriston". Professionnel respecté et rigoureux, il revient épisodiquement au grand-écran avec des adaptations littéraires (
Coma, inspiré de Frédéric Dard) ou des comédies populaires comme
Pièce montée (2009).