Serial filmeurRéalisateur attitré de Jean Dujardin depuis le succès inattendu de son adaptation du personnage de Brice de Nice, James Huth a su faire face à un premier échec commercial (Serial lover) pour imposer son univers de BD dans le paysage du cinéma français.Embarqué dans le cinéma précocément,
James Huth réalise, au début des années 90, deux courts-métrages (
Big Dream et
Télécommandes) qui attirent l'attention du milieu du cinéma sur ce talent iconoclaste amateur d'univers coloré et d'influences BD. Et c'est logiquement qu'il décroche le sésame pour réaliser son premier long-métrage en 1998.
Serial lover, drôle d'objet à l'ambiance carton-pâte où une jeune femme tue accidentellement chacun de ses prétendants, est un échec malgré son casting plutôt soigné (Michèle Laroque,
Albert Dupontel). James entame donc une (brève) traversée du désert, voyant chacun de ses projets - notamment une adaptation de Blake et Mortimer - avorter.
Ce n'est que grâce au coup de main bénéfique de son futur acteur fétiche
Jean Dujardin qu'il retrouve la caméra, s evoyant offrir la charge de mettre en images le personnage de
Brice de Nice. Pas évident au départ, ni à l'arrivée, le film récolte tout de même 4 millions d'entrées et contribue à la starisation de Dujardin à grands coups de phrases cultes.
Huth devient donc fréquentable et réalise dans la foulée un teen movie assumé, avec la star pré-pubère des Choristes
Jean-Baptiste Maunier.
Hellphone (2007), avec son ambiance potache et ses gags hénaurmes, fait le plein sur sa cible (les ados) et consolide la place de James dans le cinéma français. Toujours lié à Dujardin (qui le gratifie d'un caméo "Brice-de-
Nice" dans
Hellphone), il est aux commandes d'une nouvelle version de
Lucky Luke en 2009.