Maurice Pialat

Jeunesse des sixities (2015)

Photo dernier film Maurice Pialat
Photo dernier film Maurice Pialat

BIOGRAPHIE

Maurice Pialat est un réalisateur français de cinéma né en 1925 à Cunlhat (Puyde- Dôme, France) et mort le 11 janvier 2003 à Paris. Il est enterré au cimetière du Montparnasse à Paris.

Il a 2 ans et demi lorsque ses parents s’installent en banlieue parisienne. Adolescent, il fréquente les cinémas et découvre La Bête humaine de Renoir : un choc. En 1944, il intègre une école d’architecture puis se tourne vers la peinture. En 1947 il décide de mettre un terme à ce début de carrière. Entre deux métiers alimentaires et des cours de théâtre, il tourne des films en amateur.

En 1961, il réalise L’Amour existe, un documentaire très remarqué et enchaîne avec un second court-métrage, Janine, de fiction cette fois-ci, d’après un scénario de Claude Berri. Il se consacre ensuite à des documentaires de commande avant de réaliser à 43 ans, L’Enfance nue, son premier long-métrage, première pierre d’une oeuvre largement autobiographique.

Par l'approche réaliste de son cinéma, il est considéré comme un héritier direct de Jean Renoir. Maurice Pialat reste cependant inclassable. Anticonformiste, exigeant, très critique envers les films de ses contemporains autant qu'envers ses propres films, il tracera jusqu'à sa mort un cinéma sans concession proche de celui de Jean Eustache.

Bien que commençant à réaliser à la fin des années 50 et ayant une esthétique proche de celle des cinéastes de la Nouvelle Vague, il restera toujours en marge de ce mouvement n'ayant que peu de considération pour leur cinéma, hormis celui de Jean-Luc Godard.

On lui doit notamment L'Enfance nue (1968),  Nous ne vieillirons pas ensemble (1972), La Gueule ouverte (1974), Passe ton bac d'abord (1978), Loulou (1980), À nos amours (1983), Police (1985), Sous le soleil de Satan (1987), Van Gogh (1991) et enfin Le Garçu (1995).

Sous le Soleil de Satan a obtient la Palme d'Or au 40ème Festival de Cannes, en 1987. C'est sous les cris et les sifflets que Maurice Pialat a reçu la prestigieuse récompense. A l'hostilité d'une partie du public qui composait l'assistance de la soirée de clôture, Pialat a répondu, le poing levé : "Vous ne m'aimez pas, eh bien moi non plus je ne vous aime pas !", réplique devenue maintenant culte.
Maurice Pialat