Jamais sans HustacheÉgérie cinématographique du jeune cinéaste Gérald Hustache-Mathieu (elle a participé à chacun de ses courts et long-métrages depuis Peau de vache jusqu'à Poupoupidou), Sophie Quinton balade sa silhouette juvénile avec succès dans le paysage français, avec une préférence pour un certain cinéma d'auteur (Qui a tué Bambi ?, Poids léger).Née à Villedieu-les-Poêles,
Sophie Quinton est élevé dans cette région du Sud de la Manche, au contact de ses parents agriculteurs. La petite fille rêve alors de devenir actrice en voyant
Peau d'âne ou
La nuit américaine, et commence à le réaliser, dès sa sortie du lycée, en intégrant une petite troupe de théâtre de rue.
Après un premier court-métrage aux côtés d'Emmanuel Finkiel, elle obtient son passeport pour le cinéma grâce à deux autres courts très remarqués de Géral Hustache-Mathieu :
Peau de vache et
La Chatte andalouse. Primé aux Césars, mais aussi à
Clermont-Ferrand (Sophie y est distingué du prix d'interprétation), ces deux cartes de visite permettent à la comédienne de se faire remarquer et d'obtenir dans la foulée son premier grand rôle au cinéma, à l'affiche du premier long-métrage de Gilles Marchand
Qui a tué Bambi ? (2003).
Héroïne décalée au visage poupin et à la grâce juvénile, Sophie est nommée pour le César du meilleur espoir féminin et continue son parcours original. Elle passe chez Jean-pierre Améris (
Poids léger), retrouve la tête d'affiche en mini-reine de beauté aux côtés de
Miou-Miou dans
Miss Montigny, avant de retrouver son Pygmalion, Gérald Hustache-Mathieu pour son saut dans le grand bain du long avec
Avril (2005).
Souvent utilisée dans des seconds rôles (L'
empreinte de l'ange), elle est encore l'image parfaite et gracile qui hante le cinéma de Gérald Hustache-Mathieu dans son deuxième film,
Poupoupidou (2010). En beauté désinvolte, persuadée d'être la réincarnation de Marilyn Monroe, elle fait là encore étalage de son jeun nuancé.
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