Werner Herzog

Salt and Fire (2016)

Photo dernier film Werner Herzog
Photo dernier film Werner Herzog

BIOGRAPHIE

Né à Munich, Werner Herzog (de son vrai nom Werner H. Stipetic) grandit dans un petit village isolé de Bavière où il ne connaît ni le cinéma, ni la télévision, ni le téléphone. Il passe ainsi son premier coup de fil à 17 ans et prise les voyages à pied. Pendant ses études secondaires, il travaille la nuit comme soudeur dans une usine métallurgique afin de financer son premier court métrage, Herakles, qu'il tourne à 19 ans.

Indépendant forcené, animé d'une passion quasi-démiurgique pour le 7e art, il réalise son premier long-métrage, Signes de vie, en 1968 et remporte l'Ours d'Argent à Berlin. Aux côtés de Fassbinder, Schlöndorff et d'autres il est alors très vite désigné comme un des tenants du Nouveau cinéma allemand, courant avec lequel il n'entretient pourtant que peu de relations.Ainsi, Aguirre, La Colère de dieu, fresque mythique et panthéiste lui vaut une reconnaissance internationale  mais l'isole de ses compatriotes.

C'est le début d'une première période de "Kinski-film" où Herzog malgré la tension qui existe avec l'acteur blond au tempérament ombrageux tourne plusieurs films avec lui : Woyzeck (1979), Nosferatu, fantôme de la nuit (1979) ou Fitzcarraldo trouvent d'ailleurs en Kinski une incarnation à la mesure de leur folie et de leur énergie sidérante.

Régulièrement primé à Cannes et ailleurs, Werner Herzog entame ensuite une vie de globe-trotter du cinéma tournant en Afrique avec Fata Morgana, au Pérou pour Fitzcarraldo, en Australie avec Le pays où revent les fourmis vertes ou encore en Colombie et au Ghana avec Cobra verde. Parallèlement à ce goût pour la fiction, il explore également une veine documentaire égalemenrt très riche et pas totalement visible sous nos latitudes. Les morceaux les plus marquants étant Ennemis intimes, consacré à ses relations avec Kinski, et Grizzly man, terrible portrait d'un homme dévoré par les ours qu'ils défendaient.

Acteur chez Harmony Korine depuis Julien donkey-boy, Herzog demeure depuis 1995 aux Etats-Unis et entame depuis une carrière américaine qui le porte indifféremment vers le documentaire autarcique (Encounters at the end of the world), le film de genre (Rescue dawn) et le faux-remake (Bad Lieutenant, escale à la Nouvelle Orléans)
Werner Herzog