
Un film qui vous happe dès la 1ère minute, c'est à cela qu'on reconnaît les grands films, magnifié il est vrai, par la superbe musique du Trio Joubran, un film court mais dense, à la fois sombre par son thème : une ville qui se meurt, mais traité avec grâce, et teinté d'une légère poésie faite de chaleur humaine (une pensée émue à Samir : Yasmine Belmadi qui vient de décéder dans un accident) de fraternité et d'entraide dans cette cité ouvrière au milieu de nulle part, où Francis, excellent JP.Bacri tendre et bourru, continue d'entretenir "sa" machine dans l'usine désaffectée...Près de lui, Maria, D.Reymond juste et sobre, veille sur un jeune fils, qui, muet, attend désespérément le retour de son père, ce héros qu'il voit sous les traits de son idole Gary Cooper... Un film modeste mais plein de sensibilité, dans lequel le jeune réalisateur nous donne l'envie d'entrer et de rester...
La description de la classe ouvrière est suffisamment rare dans le cinéma français pour appeler toutes les indulgences. Mais la comparaison inévitable à l’égard des anglais est cruelle avec un abus des symboles, jusqu’à d’onirisme parfois ; c’est un comble ce manque de réalisme. Ici les allusions au western m’ont semblées artificielles comme l’importance prise par le décor. Cette cité ne reste qu’un « extérieur » à l’abandon. Bacri, débitant ses brutales vérités, est excellent. Bien que certaines scènes soient appuyées comme les locaux syndicaux vidés pour laisser place à la prière musulmane, le film est sympathique et porte un regard utile sur un monde qui meurt mais l’on ne sait rien entrevoir de celui qui émerge.
Amis city-reporters, ce n'est pas sympa de votre part. Vous vous êtes fait avoir en allant voir Gary. Vous vous y êtes ennuyé, vous avez sûrement dormi un peu, soit, vous en aviez le droit, mais surtout ne venez pas nous raconter que vous avez vu un chef-d'oeuvre. Rien de ce qui nous est montré dans ce film ne mérite le prix d'une séance. Pas de scénario, une photo sans expression, des dialogues sans la moindre profondeur. Seul Bacri, qui fait du Bacri s'en sort péniblement, quant au reste de la distribution, je l'ai trouvé bien pâle. Sûrement le plus mauvais film de l'année. Il ne sera pas difficile de l'oublier.
Ce film très touchant croise - et c'est rare - deux enjeux de la société dans laquelle nous vivons : la perte de l'identité ouvrière ou plus généralement d'un rapport à un travail qui définissait l'appartenance à un collectif ; le délitement des liens familiaux qui rend très difficile la possibilité pour un enfant de s'identifier à ses parents. Le film fort, drôle par moment et touchant -sans être larmoyant - raconte tous ces no mans's land qui se croisent. Seules deux femmes qui croient à la force de l'amour indiquent des voies d'espoir dans un univers très sombre.
Je sors de la projection et je trouve que ce film a été réalisé avec beaucoup de délicatesse...La photographie est posée et lente, le soleil du midi réchauffe les plans...Deux choses frappantes, un bon montage et une excellente musique. et des allusions au western sous les traits de gary cooper. Choc de deux cultures ..Le tout pour décrire l'intime paradoxe entre désarroi et douceur de vivre qui étreint ces arabes dignes mais sans travail...La déliquescence sociale est colmatée par la richesse du coeur et la solidarité des mots...Les acteurs sont beaux et généreux et contribuent au beau message du film où certes il ne se passe pas grand chose mais qui scintille de nuances et d'émotions...A voir
Un village désertique au cœur de l'Ardèche où quelques réfractaires d'une économie desséchée cohabitent. Un jeune autiste en recherche d'un père fantôme comme dans un western de Gary Cooper. Toute une poésie qui sublime les rapports humains d'un univers misérable mais riche. Une richesse qui s'exprime à la fois dans les utopies et la violence réaliste des sentiments. Un film qui dont émane une éthique lyrique et onirique sidérantes. Il évoque la fin d'une culture ouvrière, la dégradation des liens familiaux, l'espérance du progrès fantasmé et la substitution de la religion sur le politique. Ce film devait être un court-métrage et nous balade durant une heure quinze avec Bacri très retenu dans son rôle. Il joue avec un minimalisme dont il extrait la quintessence du personnage. Du grand Bacri qui est également co-producteur de ce film. Les autres comédiens sont aussi de grandes pointures. Leur parler vrai donne un réalisme brutal aux séquences. Toute cette narration stylistique qui façonne avec une vérité dérangeante une certaine misère commence par la symbolique d'une voiture qui sort d'un tunnel pour rouler sur les rails du destin. Un petit chef d'œuvre difficile à résumer. Il suffit d'aller le voir pour croire encore et toujours aux potentialités indicibles de l'être Humain. Un excellent film que je recommande à ceux qui veulent penser la vie, panser l'existence. De la poésie pure d'un réalisme tellement fort qu'il nous prend dans sa danse sociologique, sans le dire. Bruno LEROY.
Très beau film, plein d'émotions, le tout sur un fond de rapport sociaux-culturels. Bacri joue toujours juste, entouré de comédiens toujours doués. A voir.
Ce film est vraiment porté par cet acteur francais , jean pierre bacri qui joue tojours le même genre de rôle, de grincheux, mais il le fait tellement bien que c'est à chauqe fois une superbe performance. Ce film est très touchant et très d'actualité par son terme de crise économique. Le reste du casting moins connu que Bacri s'ne sort vraiment bien et sont carrément crédible. C'est ma découverte de l'été. On regrette presqu'il ne dure qu'1h15 ce qui est court pou un film au cinéma.
des critiques encensant le film, 4 etoiles? on n'a pas du voir le meme film alors, car jai mis une étoile pour bacri, heureusement quil est la pour sauver ce film d'un sombrage total, et une etoile pour la musique, le reste est nul. pas d'histoire, c'est d'une lenteur epouvantable, pas de fin, mal monté, bref une perte de temps et le film ne dure qu'1h15 jai cru quil durait 2 heures...je me suis ennuyé a mourir, comme le metteur en scene d'ailleurs qui na meme pas su comment finir ce film.
La musique des frères Joubran c'est magique, le pied. Cadrage, lumière un bémol quand même pour les dialogues. Merçi beaucoup j'ai passé 75mn formidable.
Présenté à la Semaine de la Critique à Cannes 2009, "Adieu Gary" y a obtenu le Grand Prix de la Semaine de la Critique. Dans le cadre de l'ensemble du Festival de Cannes 2009, ce premier long métrage de Nassim Amaouche présentait une particularité très spéciale et très appréciable : il ne dure que 1 h 15 mn, alors que la règle, cette année, semblait être un minimum de 2 heures. Cela étant, à la sortie, certains spectateurs se demandaient ce que le réalisateur avait voulu dire. Personnellement, il me parait évident qu'il a voulu montrer la décomposition d'une société, les boulots qu'on perd ou qu'on ne trouve pas ou qui ne sont pas motivants; un film, aussi, sur la débrouille des uns et des autres. Ce qui a pu déconcerter, c'est que Nassim Amaouche a choisi de montrer tout cela dans un véritable "trou du cul du monde", un petit village de l'Ardèche presque à l'abandon et qu'il le montre par petites touches, sans jamais appuyer une scène plus qu'une autre. Il est évident que le film doit beaucoup à la présence de Jean-Pierre Bacri, fidèle à lui-même, mais le reste de la distribution est très convaincant également, en particulier Dominique Reymond et Yasmine Belmadi, malheureusement décédé samedi dernier dans un accident de scooter, 4 jours avant la sortie du film ! Ne pas oublier de citer la très belle musique, composée et jouée par le trio Joubran, trois frères originaires de Palestine, tous les 3 très grands joueurs de oud.
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