
Du Woody tout craché une nouvelle fois ! Je ne suis pas d'accord avec certaines critiques qui disent que Woody se répètent et qu'il s'agit de son plus mauvais film. D'abord, les rôles changent cette fois puisque J. Biggs incarne parfaitement le jeune juif coincé, maladroit et amoureux. Ensuite, parce que l'humour d'Allen reste inégalé, surtout dans le monde du cinéma Américain, ce n'est jamais prise de tête mais toujours subtil, fin et pas vulgaire. Pour les fans de jazz, il y a la BOF, cerise sur le gâteau ! Si j'avais les moyens (et si Woody n'avait pas été si prolifique), je me paierai volontiers l'intégrale en DVD. A quand le prochain ?
J'adore Woody Allen. C'est un auteur assez prolifique mais inégal... J'avais adoré "Hollywood ending", qui était une sorte de retour aux films de ses débuts, avec des moments carrément burlesques ! Ici, Woody revient à ses histoires de couples névrosés. L'originalité ici, est que les rôles principaux ne sont pas tenus par Woody et une de ses comédiennes fétiches, mais par la décidément jolie Christian Ricci et par Jason Biggs (le comédien d'American Pie !), Woody se contentant d'un rôle secondaire de partisan de l'autodéfense / parano... Les comédiens sont bien, il y a de bons moments, mais ce n'est pas un des meilleurs Woody... J'attends le prochain...
Woody Allen, une nouvelle fois, construit grâce à la caméra son monde imaginaire qu'il nous donne à voir sans aucune retenue, et use de sa puissance créatrice pour se placer lui-même, virtuellement, au centre du monde, au centre de son monde imaginaire. Et ce monde, il le fait traverser de tous ces fantasmes, de tous ces personnages surgis de son imagination, ou plutôt que son imagination pointe du doigt et extirpe de notre inconscient collectif. Car quoi de plus banal que tous les personnages, toutes les situations, tous les objets auxquels sont confrontés les deux protagonistes, Dobel et Jeff ? Violence, psy, voitures, pulsions sexuelles, éros et thanatos, bars, drogues, artistes ratés, et jusqu'au frigo, autant de faits, de lieux communs de notre existence quotidienne que Woody Allen place au centre des relations entre personnages, à la fois intermédiaires et obstacles entre les relations. Car les deux seuls personnages qui arrivent parfois à une relation authentique, sans tous ces liens qui entravent, ce sont bien sûr les deux protagonistes, Jeff et Dobel, dans un dialogue étrange qui vire parfois au monologue de Dobel, voire au monologue intérieur de Jeff. Dobel : le «double» de Jeff, son alter-ego, la voix intérieure de sa conscience ? Tout se passe comme si Dobel n'était qu'un produit de l'imaginaire de Jeff. Ou mieux, Allen reprend un vieux procédé littéraire : tout comme Manon Lescault n'existe que par le récit du chevalier Des Grieux, Dobel n'existe que par les yeux de Jeff (hormis la courte scène du fusil où il effraie les 2 personnages féminins et ne joue qu'un rôle secondaire, d'observateur), nous ne savons rien de Dobel hormis ce que Jeff veut nous montrer. Mais réciproquement (et là est le tour de force de Woody Allen), Jeff à son tour n'existe, ne parvient à l'existence, à une existence authentique et rêvée, que par l'intermédiaire de Dobel. Car c'est bien Dobel qui permet (ou plutôt qui force) à Jeff de réaliser ses rêves d'artistes, de se libérer de tous ces carcans (son psy, son agent paternaliste, sa copine lunatique avec sa mère tyrannique, et enfin New York). Noter que, comme Hollywood Ending, Anything Else s'achève par un nouveau départ vers une autre vie que l'on espère meilleure : si un pessimisme existentiel est sous-jacent à l'œuvre de Woody Allen (et c'est peut-être plus vrai que l'on ne pourrait s'y attendre à première vue : peut-être faudrait-il prendre un peu plus sérieusement les propos de Jeff, sur le néant du monde et l'insignifiance de l'existence, thèmes très flaubertiens que Allen tourne en dérision ?), ces deux films s'achèvent par une note d'optimisme ; les personnages, après avoir été le jouet du destin, ou d'un destin qu'ils se sont créés, sont supposés capables de prendre leur vie en main (mais ce serait trop beau : le film ne fait que nous le suggérer, ne nous le montre pas). D'emblée, Jeff avoue lui-même sa peur de dormir seul, on peut aussi comprendre de vivre seul, ce qui risquerait de le laisser seul à seul avec la conscience de sa propre insignifiance. Tout se passe comme si le film entier nous faisait passer d'une solitude dangereuse que l'on fuit à une solitude assumée que l'on recherche comme la condition d'accomplissement de soi, et Dobel est bien l'agent double qui permet à Jeff de passer d'une solitude à l'autre, et pour cela il lui apprend la rupture, la rupture avec tout ce qui l'entrave. Car c'est par la rupture (et par l'originalité, que Dobel conçoit, à la fin du film, comme un critère de l'art : mot d'auteur très kantien) que l'on entre en art, et Woody Allen nous le montre une nouvelle fois.
Un pur régal!! Il semblerait que David Conrad soit le fils spirituel de Woody en tant qu'acteur ! Même jeu, même côté perturbé!
Pour son dernier film Woody Allen a fait du Woody Allen. Celà peut paraitre logique pour un film de Woody Allen. On attendais un film comme celui si c'est à dire à la fois drôle, comique, intello, psychologique et surtout qui fait un minimum réfléchir tout en étant très distrayant. L'histoire est celle de la vie d'un jeune écrivain comique dont l'esprit est tiré dans tout les sens (un agent nul, une nana folle, une belle doche qui s'incruste tout en étant aussi tarée que sa fille) qui voit évoluer sa vie en écoutant les conseils d'un vieux collègue excentrique. Le scénario est sympa et bien construit. Les dialogues sont toujours aussi vrais que drôles et décalés à la fois. La réalisation est bonne, car les scènes semblent passer vite et bien tant les dialogues collent aux mouvements de la caméra. La photo est très new yorkaise, ce qui fait toujours plaisir dans ce genre de film. Les acteurs sont excellents. L'énorme surprise vient de Jason Biggs qui joue le jeune héros. En effet cette personne camisolé dans son rôle de baiseur de tarte dans American Pie 1, 2 et 3 devient par ce film un vrai acteur. Il campe à merveille ce personnage perdu dans sa propre vie qui est un Woody Allen en plus jeune. Woody lui, dans son rôle d'écrivain à la philosophie complexe et hors normes, est égal à lui même, c'est à dire que le rôle lui colle à la peau. Christina Ricci a un rôle de jeune fille fascinante mais surtout tarée, voir énervante, elle a le comportement qui la ferait détester de tout homme. La jeune actrice tient ce rôle humain avec le brio qu'on lui connait. Le portrait que je vient de dresser semble idyllique. Alors pourquoi que 7. Car c'est un film que l'on aime ou on déteste. Soit on admire, soit on s'endort profondément au milieu du film et donc moi qui ai aimé ce film passionnant je reste pragmatique en me disant qu'au fond une partie de moi a trouvé ça banal et frustrant. EN BREF, les fans de Woody adoreront, les autres aussi mais pas ceux qui n'aime pas se voir penser sur la vie en général. Ce film c'est la vie en général... et le tout le reste aussi.
J'étais allée voir ce film sur le conseil d'amis (et puis, il faut le dire, la bande annonce était plutôt alléchante !). Je ne suis pas une fan de Woody Allen, notamment parce que je le trouve redondant dans ses choix de thèmes cinématographiques, voire ennuyeux. De surcroît, son manque de modestie chronique a tendance à m'agacer sérieusement : pourquoi faut-il toujours que Monsieur Allen se mette en scène lui-même dans tous ses films ? Dispose-t-il d'un jeu d'acteur ou d'un physique si remarquable qu'il en devienne inévitable ? Pas vraiment. Woody Allen ne joue pas, il est lui-même dans ses films, inévitablement le même, avec se mimiques insupportables : je n'appelle pas ça être un bon acteur... Bref, je faisais confiance aux avis positifs, et j'ai été très déçue. Seule Christina Ricci sort du lot et nous offre une prestation époustouflante de sensualité et de féminité ! Le reste est vraiment creux : l'humour se fait rare, l'histoire traîne en longueur, certains personnages sont vraiment horripilants, la morale est plus qu'éculée... Bref, pas de quoi perdre 2h de son temps !.
Aucune grande surprise cette année avec le Woody Allen cru 2003. Des petites névroses comme toujours, des rapports humains jamais simples, de l'humour avec des pépites de cynismes, le tout monté en chantilly par le maître. Jason Biggs est particulièrement convaincant (pour ceux qui l'auraient trop voté catalogué comme héros écervelé d'American Pie), quant à Christina Ricci elle est tout simplement excellente.
Il y quelques gags vraiment drôles, mais ils sont tous dans la bande annonce, qu'on a eu du mal à ne pas voir si on a été au cinéma dans les quinze jours qui ont précédé la sortie. Résultat, le film n'est pas déplaisant parce qu'on voit Woody Allen casser une voiture, un peu horripilant parce le jeunot engagé par Woody Allen tente de reproduire tous ses tics, ses bégaiements, ses idées, ses intonations, bref, pas vraiment emballant.
Rien de bien nouveau sous le soleil de Manhattan, on retrouve les névroses et l'humour qu'on aime chez Woody Allen. Enfin, si, une nouveauté : des acteurs jeunes et doués, Christina Ricci et Jason Biggs, tous deux très bons et qui donnent un bon coup de jeune au film... d'habitude, chez Woody, ce sont les mêmes histoires chez des 40 ans et +, donc ça change et c'est bien. Et enfin, rappelons le, un Woody Allen "habituel " ça reste quand même bien au dessus du lot (mais inférieur à un génial "mystic river" tout de même)
C'est un très bon Woody Allen comme il est coutume de dire! J'ai été agréablement surprise par la prestation de Jason Biggs et, Chritina Ricci a là un rôle en or qu'elle interprète à merveille. Bref, de bons acteurs, une belle histoire décalée à la limite du surréalisme psychique pour un film qui ne vous laissera pas indifférent, c'est sur !
On ne peut pas dire qu'on sort de ce film enchanté, mais on ne sort pas déçu non plus. Enfin, pas si on connaît Woody Allen et que l'on va voir régulièrement ses films. En effet comme à chaque fois c'est plaisant, bien écrit (quelques dialogues drolatiques), mais en même temps aussi pas très très original par rapport aux films précédents, et un peu lent.En résumé : on passe un moment agréable, mais on ne ressort pas totalement enchanté non plus.
Un très bon film, sympathique et très bien joué entre autre par Jason Biggs dont on oublie totalement le rôle de post-ado débile dans American Pie et Christina Ricci toujours aussi resplendissante. Une bonne tranche de rire pour les fans de Woody, mais malgré tout un film un peu long.
Anything else est l'un des tous meilleurs films de Woody Allen, à la fois drole et satirique sur la vie en société de nos jours. A voir en VO !
Quel casting étonnant pour ce film, mais finement joué. Cette Christina Ricci a un je ne sais quoi de... gentiment pervers mais regardez les photos à l'entrée du cinéma : vous comprendrez pour quelle raison Woody l'a choisie. Jason Biggs est dans un rôle pour le moins inattendu, lui qui tient l'affiche en même temps dans un film pour ado plus que léger. Mais alors il est tout à fait convaincant. A nouveau, classiquement, il faut voir le film en VO. Les monologues de Woody en VF au début on a vraiment du mal ! Ca sonne faux. Vous aimez Woody Allen? allez voir ce film.
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