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Presse
 
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SYNTHÈSES CINÉFIL : LA PRESSE EN PARLE, LES INTERNAUTES AUSSI

  
Faites-vous une première idée sur un film avec la "Synthèse Cinéfil" : en quelques lignes, retrouvez la synthèse des critiques de presse et des avis des internautes.
 


Après plus de 30 ans passés dans le cinéma sans se croiser, la rencontre Chabrol/Depardieu avait de quoi faire saliver. Et si le résultat n’a déçu ni la critique, ni les internautes, la "Chabrol’s touch" de Bellamy manque parfois un peu de punch.

Si pour chloe266, la mise en scène de Chabrol est "mollassonne", la plupart des internautes louent "l’ambiance incroyable" (chocolacho) et les "acteurs extraordinaires" (magnanime) du film. Depardieu semble d’ailleurs avoir conquis le public, campant "un excellent Bellamy" (vivazap).

Côté presse, on a apprécié ce Chabrol "jubilatoire" (Les Inrocks), "envahi de rêves et de cauchemars" (Le Monde). Et si Libération pointe du doigt un "manque de conviction", Télérama précise que cette apparente mollesse réserve des "replis inattendus" et une noirceur "à la Duvivier". Une bonne raison de se laisser couler avec ce Bel ami.


 le 03/03/2009  - par Romain Carlioz
découvrez les avis des internautes qui ont vu ce film

Les critiques de presse

 

Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.



20 minutes  - Caroline Vié

 
03/03/2009

Claude Chabrol, cinéaste gourmand et gourmet, mitonne des tête-à-tête succulents entre des comédiens heureux de se laisser assaisonner par un maître queux de ce calibre. Les films de Claude Chabrol sont comme les fêtes carillonnées : une habitude agréable qu'on retrouve chaque année avec un plaisir intact.



Cahiers du Cinéma  - Emmanuel Burdeau

 
03/03/2009

Le plus beau du film n'est pas la vérité à laquelle il touche in extremis. C'est la matière infiniment riche qu'il tient et qui le tient, de bout en bout. [...] Le film charrie une "masse tragique", Depardieu dixit, mais ils compose aussi et peut-être d'abord d'une série de rencontres. Et toutes ont la joie irrésistible, l'épaisseur de l'acteur quand il est à son meilleur.





Le Figaroscope  - Anthony Palou

 
03/03/2009

"Je rêve de filmer la cuisson d'un bar en croûte de sel", avait déclaré jadis Claude Chabrol. C'est chose faite avec Bellamy , où il ne se passe, à vrai dire, pas grand-chose. Scénario plat à la cuisson trop lente, heureusement relevé par des dialogues toujours assez savoureux. Sans doute Depardieu aurait-il dû croiser la route de Chabrol quelques années plus tôt.



Le Monde  - Jean-François Rauger

 
03/03/2009

Quoique d'un réalisme presque sans relief, le film de Chabrol est envahi de rêves et de cauchemars, et le plan initial de l'homme endormi prend tout son sens. Un de ses films les plus complexes, les plus abstraits et les plus philosophiques.





Les Inrockuptibles  - J.B.Morain

 
03/03/2009

L’intrigue de Bellamy possède aussi le charme des romans de Simenon où le célèbre commissaire quitte Paris pour la province, où l’enquête policière est bien moins importante que la psychologie de Maigret, les personnages secondaires aussi essentiels que les premiers. (...) Ce Bellamy, qui déroute tout d’abord, finit par devenir jubilatoire : c’est l’autoportrait parfait de Chabrol et de Depardieu réunis (toujours le double), ces types qui s’affichent bons vivants rigolards et qui ont, en réalité, peur du moindre mouvement d’air, et d’abord d’eux-mêmes.



L'Express  - Eric Libiot

 
03/03/2009

Rarement scénario chabrolien aura joué à ce point sur le non-dit, sur les ellipses et sur le creux des péripéties. Bellamy, du coup, avance à pas feutré et le plaisir qu'il donne se juge, perversion chabrolienne s'il en est, à la frustration qu'il fait naître - en ce sens, il est très proche de Merci pour le chocolat.





Libération  - Gilles Renault

 
03/03/2009

Polar de guingois avec une touche de social, Bellamy avance ainsi sans réelle conviction, obstrué par la présence imposante de Depardieu qui développe un profil libidineux et désabusé laissant dubitatif quant au soit disant «portrait» voulu par Chabrol.



Télérama  - Jacques Morice

 
03/03/2009

Autant dire que le film réserve des replis inattendus. Il est truffé de clins d'oeil (à Truffaut, Maupassant...) et d'hommages (notamment à Brassens). Les huîtres chaudes, la pintade, les arènes de Nîmes et le monument qu'est Depardieu lui-même pourraient faire croire à une balade patrimoniale un peu pépère. Apparence trompeuse. Entamé un peu mollement comme une série B genre Poulet au vinaigre, Bellamy s'achève froidement comme un film noir à la Duvivier, rongé par la culpabilité et le dégoût de soi.





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