
Si pour Le Monde, cette "tragédie très shakespearienne" (Le Figaroscope) ne suscite pas "l'émotion que l'on pouvait escompter", et n'arrive jamais à être "aussi émouvante que l'original" (L'Express), Télérama reconnaît l'efficacité de ce "chassé-croisé sur le désir mimétique", mis en scène par le réalisateur irlandais de The Boxer.
Cela reste néanmoins "trop larmoyant" (Les Inrockuptibles) malgré un bon sujet et un casting "en totale harmonie" (Libération).
Les internautes ne tarissent pas d'éloge sur ce "un film très émouvant" (wilfrites) qui développe avec justesse les thèmes de la fatrie, du "syndrome post-traumatique"(doudou3105) et qui "prend au cœur" (justereveuz). Mention spéciale aux interprètes, en particulier aux "compositions saisissantes" de Tobey Maguire, Jake Gyllenhaal et Nathalie Portman, "parfaite en épouse dévastée" (ridouviou) sans oublier les 2 petites filles.
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Une tragédie très shakespearienne transposée dans la middle class américaine sur fond de guerre en Afghanistan, portée par un trio d'acteurs formidable.
Malgré l'engagement des acteurs, peut-être parce que la matière dramatique résiste au traitement que lui inflige la mise en scène, peut-être parce que, au bout du compte, cette histoire n'est pas une si bonne idée, Brothers ne suscite pas l'émotion que l'on pouvait escompter.
Trop larmoyant. On espérait beaucoup, sur la seule foi d’un nœud passionnel heureusement trouvé (une femme entre deux hommes) et d’un casting inédit qui promettait des situations nouvelles pour des acteurs ayant fait fortune sans jamais se rencontrer jusqu’ici : un Spider-Man en voie de reconversion civile (Tobey Maguire), une reine de beauté au port de tête sensuellement impérieux (Natalie Portman), un beau gosse au parcours plutôt indépendant (Jake Gyllenhaal).
Ce remake n'arrive jamais à être aussi émouvant que l'original. La faute à des acteurs trop visiblement à la recherche de l'oscar : celui de l'Américaine moyenne pour Natalie Portman, celui du soldat traumatisé pour Tobey Maguire ou du frère déchu pour Jake Gyllenhaal.
Est-il possible de dire d’un film, avec bienveillance, qu’il est de moyenne importance ? C’est un peu l’effet que produit Brothers, qui trouve une place sentimentale où se nicher pour occuper nos esprits en raison même de sa nature médiane. Maguire, Gyllenhaal et Portman sont en totale harmonie. Accordons à Sheridan que Brothers ne recèle que très peu de graisse et pratiquement aucun mélo. Pas la moindre trace non plus de patriotisme dans le traitement que fait le cinéaste irlandais de ce drame très américain.
Le réalisateur irlandais Jim Sheridan (Au nom du père, The Boxer), un peu égaré ces dernières années (Get rich or die tryin', avec le rappeur 50 Cent), s'acquitte très honnêtement de ce chassé-croisé, variation familiale sur le désir mimétique. Plus laborieuses sont les quelques scènes de violence en Afghanistan, qui se voudraient insoutenables.