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France - 2007 - 1H40 -
Genre : Aventure
Tout public Date de sortie : 13/02/2008 Un film de : Philippe Ramos Avec : Denis Lavant, Jacques Bonnaffé, Bernard Blancan, Jean-François Stevenin, Virgil Leclaire, Philippe Katerine, Dominique Blanc... Site Officiel |
Capitaine au long cours
1840. Qui aurait bien pu imaginer que ce jeune garçon lisant la Bible dans une cabane de chasse perdue au milieu des bois, deviendrait un jour capitaine de navire baleinier ? Personne. Et pourtant, de mains tendues en coups reçus, Achab grandit et s'empare des océans. Devenu un capitaine redoutable, il rencontre une baleine éblouissante de blancheur... Moby Dick.
J'étais allé voir ce film avec méfiance, moi, connaissant le film de John Huston et surtout admirant le chef d'œuvre de Melville. Et, chers lecteurs, oubliez vos envies voyages dans les mers du sud et vos rêves de grands cachalots blancs ... car ce n'est pas l'objet du film. Ce n'est pas un film d'aventure, mais le beau portrait d'un homme, d'un presque mythe littéraire, qui a vécu depuis un siècle et demi dans l'ombre bien imposant d'un véritable mythe littéraire, notre célèbre cachalot blanc. La mise en scène est très belle, très travaillé, très étudiée, dans les images, dans les cadrages, dans l'harmonie des prises de vues, dans l'alternance de tranches de vie très bien narrées. On sent chez le metteur en scène d'abord un véritable sens artistique de la mise en scène, presque digne de toiles de l'école du Nord, avec ces vastes paysages de nature ou de mer (si si, rassurez-vous, on voit la mer et des bateaux ... et même un cachalot blanc) ; puis une narration très littéraire, avec la variation des narrateurs, des points de vue sur le personnage éponyme, sur les différentes "tranches de vie", celles du personnage-titre, de sa vie et des évolutions de ses "quêtes", puis celles de tous ces personnages secondaires, mais qui ont serré Achab, qui l'on entouré, qui nous aident à mieux entrevoir ce capitaine bien brumeux. A la sortie, ces brumes subsistent, volontairement non dissipées par le metteur en scène, ce qui, au final, demeure rassurant. Au débit, un récit qui connaît quelques longueurs et un choix que je ne comprends pas ... celui d'avoir traité mollement la relation avec le mythique cétacé, à peine esquissée. A la limite, ne pas en parler n'aurait-il pas été préférable, pour maintenir le mystère ?
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