
Dans le futur, on est mieux chez soi
Deux agents du FBI enquêtent sur le meurtre mystérieux d'un étudiant, qui semble lié à l'homme qui a contribué à mettre au point une invention qui s'est imposée dans toute la société : les gens peuvent désormais acheter des versions robotisées d'eux-mêmes, des doubles sans défaut qui, commandés à distance, effectuent leurs tâches à leur place et leur permettent de vivre par procuration sans quitter le confort et la sécurité de leur domicile. Cette révolution technologique soulève beaucoup de questions, dont la première va vite devenir préoccupante : dans un monde d'apparences, qui est réel, et à qui peut-on faire confiance ?
Si Les Cahiers du cinéma sont charmés par "l'artisanat à l'ancienne" et "l'étrange patine mélancolique" de cette adaptation du Comic book Surrogates, c'est la "critique au vitriol du monde des apparences" qui intéresse Le Figaroscope.
Les autres sont plutôt déçus. A partir d'un "sujet kubrickien en or" (Les Inrockuptibles) aux promesses passionnantes, Mostow n'en fait malheureusement rien de bon, hormis un "scénario pataud" aux multiples incohérences (Le Monde) et une "série B d’anticipation à la noix de coco" (Libération). Il rassemble les ingrédients d'un bon gros film d'action sans surprises : un monde "propre et toc" (L'Express), des poursuites et des explosions pour "un condensé à peine futuriste" (Télérama) sur les penchants du monde capitaliste et technologique.
Le film a enthousiasmé certains internautes : "un bon tempo" (faberice), autant "de jolies scènes intimistes que de bonnes scènes d'actions" (ADIGALLIA) et une intrigue "bien ficelée" (DEXI). Pour les autres, les non-convaincus, Bruce Willis est "pâle" (lonegunman), comme le scénario, "un peu un copier/coller de I.Robot", ce qui donne au final un "résultat bâclé" (juanphilip). Dommage.
Rôle dans ce film : Agent Greer
Rôle dans ce film : Agent Peters