
Stallone, Lundgren, Rourke… Tous ces noms réunis sur la même affiche ont, pour le gamin né dans les 80’s, le parfum du rêve éveillé. À moins que ces Expendables ne ressemble plus à un cauchemar. Ce en quoi presse et spectateurs hésitent encore.
Indulgents ou aveuglés par leur amour des gros bras, nos cityreporters portent un regard aimant sur ce film "bien fun et bien bourrin" (ollavatelli) qui "passe plutôt bien" ( chaplinphile). Un hsab délassé résume d’ailleurs bien l’enjeu : c’est "10 fois vu" mais ça fait illusion pour peu qu’on "laisse son cerveau au vestiaire".
Moins prompte à se débarrasser de ses hémisphères, la presse a moins goûté les joutes stalloniennes. Si Télérama ne charge pas outre-mesure cette "petite gâterie pour ex-fan des 80’s", Le Mondese serait bien passé de ces "dispensables" Expendables, quand L’Express regrette les limites d’un film "bas de plafond". Avis aux amateurs.
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Une impression qu'il est facile de ressentir : celle de se trouver face à un Musée Grévin du -blockbuster des années 1980. Pour ajouter à la clientèle des quadragénaires celle des adolescents d'aujourd'hui, Expendables : unité spéciale a choisi d'éliminer toute violence trop réaliste au profit d'une innocuité bon enfant de la brutalité. Même certains morts ressuscitent à la fin.[...]Le retour de Rambo, il y a deux ans, avait constitué une bonne surprise,[...]Expendables : unité spéciale est nettement plus dispensable.
Expendables: Unité spéciale possède, lui, ce charme désuet et brutal de la série B, testostérone et bas de plafond. Mais c'est également sa limite. Il manque à Stallone ce brin d'humour distancié qui aurait prouvé qu'il n'était dupe de rien - son public, lui, ne l'est plus. Au lieu de s'afficher comme simple héros de cinoche, il se pousse des coudes et joue les moralistes de comptoir. Dommage.
Entre deux références décontractées à la gloire musclée de jadis, ça défouraille, étrangle, tranche, assomme dans tous les coins, comme au bon vieux temps. Une petite gâterie pour ex-fans des eighties.