
Depuis 10 ans les films d’Emmanuel Mouret sont très attendus, mais font aussi souvent des déçus. Fais-moi plaisir ne déroge pas à la règle à en croire les avis partagés de la presse et des cybereporters.
Côté critiques certains ont apprécié l’élégance de ce film sur le badinage, servi par des "dialogues savoureux" (Télérama) et des références "joliment citées" (Elle). Si bien que pour Le Monde Emmanuel Mouret est l’un des "plus précieux auteurs [français] de comédie". Enthousiasme un peu moins marqué pour l’Express qui n’a pas vraiment apprécié que le réalisateur s’aventure dans le "comique physique" perdant ainsi de son raffinement et donnant au film une impression de "trop étiré" (Le Figaroscope) par moment.
Le bilan est encore plus mitigé pour les internautes. Si Islander a beaucoup apprécié cette comédie qui a su le divertir avec "bonheur et audace", corrio est moins convaincu, car même s’il reconnaît la qualité du film, il "attendait encore mieux". Pour d’autres c’est la vraie déception : patoushka a trouvé Fais-moi plaisir "franchement médiocre", et pour GourmetlnTheCity il est carrément "à éviter sans scrupule".
Maintenant à vous de voir si le Mouret nouveau est à votre goût !
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Le film s’envole dans une suite d’associations de scènes aussi limpides et naturelles qu’un rêve, et qui ont ses vertus : agréables, mais on ne s’en souvient pas aisément, même si les références cinématographiques de Mouret sont multiples et joliment citées.
Une cascade de situations farfelues pour un badinage léger sur les contretemps du désir et les complications amoureuses. Un peu trop étiré parfois, mais élégamment écrit et joué, dans la veine sentimentalo-burlesque chère à Emmanuel Mouret.
Le Mouret nouveau est arrivé. Comme d'ordinaire depuis la création du cru voici dix ans (de Promène-toi donc tout nu, en 1999, à Un baiser s'il vous plaît, en 2007), la cuvée de l'année est florale et gouleyante. Autant dire qu'Emmanuel Mouret est l'un de nos plus précieux auteurs de comédie.
On peut affirmer qu'Emmanuel Mouret (Changement d'adresse, Un baiser s'il vous plaît) a un cinéma bien à lui, centré sur la gaucherie amoureuse et un humour pince-sans-rire. [...] Peu à l'aise dans le comique physique, Mouret ennuie à jouer les chutes de canapé et les gags de braguettes coincées dans les rideaux. D'où l'impression tenace que ce détour raté ne sert qu'à rallonger le film.
On reconnaît la griffe de Mouret : des dialogues savoureux autour de ce qui est insignifiant ou important dans l'amour, un badinage délicieux et absurde où la langue est reine.