Déposé par Small_town_girl le 16/09/2006
Tout ça pour montrer que 'humain' parfois n'est pas très loin de 'animal'. Mais ça, on le sait déjà. Il suffit de regarder des infos. Des émotions, des sentiments s'ils existent dans ce film, sont si bien cachées, qu'on ne voit que des besoins physiologiques. Une des particularités qui nous distinguent bien des animaux – la violence, la cruauté sans raison apparente – par contre, ça on voit très bien. L'autre des signes particuliers d'espèce humaine – savoir parler – n'est pas vraiment abusée. Je suis sortie de cinéma plutôt dégoûtée.
Déposé par aoutiens le 12/09/2006
S'agissant d'un film primé à Cannes, je m'attendais à quelque chose d'autre. Je suis resté perplexe devant un tel film. Ce film est très violent et les personnages évoluent dans une sorte de quart monde intellectuel. L'amour y est bestial et la guerre sans concession. Les images sont superbes.
Déposé par magixguignol le 09/09/2006
Film austère et sans concessions avec à priori beaucoup d'acteurs non professionnels, une absence totale de musique (génériques compris) et pourtant une grande leçon de cinéma donnée par le réalisateur. Certaines images et certains sons entendus sont terriblement cruels mais les romantiques seront rassurés par les deux derniers mots prononcés.
Déposé par zorore le 07/09/2006
Un film qui montre la violence sans aucun filtre, dans sa dimension la plus brutale. Une guerre sans morale autre que la survie, que des pulsions bestiales, une guerre qui n'est pas romancée, sans héros, rien que la laideur de la mort. Les images léchées d'une nature belle et dure, parce que sans compassion, ajoute à la force de Flandres. Il n'y a que peu de répliques, très condensées pour aller à l'essentiel ce qui participe à l'atmosphère pesante. Nous voyons évoluer des hommes dont les actes seuls comptent. Pas d'explication, pas de psychologie, rien que les faits, ce qui donne à ce film une force dérangeante.
Déposé par ANORKI le 06/09/2006
Chaque film de Bruno Dumont est pour le spectateur une expérience singulière, à la fois sensorielle et mentale, qui éblouit et sidère. Flandres n’échappe pas à la règle, et Dumont continue de scruter les tréfonds de l’âme humaine, sous une épaisse couche de nature, âpre, sauvage, et inouïe. C'est peut-être aussi la limite de son film, une impression de déjà vu chez Dumont. Exercice de style ? Je ne crois pas mais les scènes de viol et de mutilation sentent le réchauffé chez le réalisateur de 29palms.
Déposé par affcaro le 04/09/2006
J'ai pas du tout accroché. Pas beaucoup de paroles dans ce film, heureusement parce que quand certains ouvraient la bouche, je ne comprenais pas trop ce qu'ils disaient... l'accent du nord n'est pas qu'une légende !! Blague à part, ce film est d'une froideur, on oscille entre guerre sans pitié (viol, balle dans le crâne...), et une jeune fille paumée qui enchaîne les garçons (pour rester polie !).
Déposé par bisounours008 le 01/09/2006
Ce film nous montre l'atrocité et l'horreur de la guerre, ce film vous prend aux tripes, mais ce film est beau, et vous pousse à réfléchir de vous-même sur ce que vous voyez car rien n'est expliqué. Certain sauront du mal à s'en remettre car il est dur, et vous fait voir l'humain dans toute sa cruauté. Autant la guerre, que le sexe, dans ce film, tout est bestial, mais au bout du compte pur, et loin des films américains. Sa récompense à Cannes en 2006 (Grand Prix du Jury) est bien méritée, enfin un film français qui mérite d'être vu, et qu'on en parle.
Déposé par annelamqp le 31/08/2006
J'ai vu le film en avant première en présence de Bruno Dumont, c'était autant une expérience que le film lui même : le film m'a retournée, a soulevé des questions comme des réponses, et voir ensuite le réalisateur porter son film était aussi très intéressant : savoir la réaction qu'il espère des spectateurs, sa façon de conduire des acteurs non professionnels... Un cinéma à part et très utile dans le paysage actuel. Apres avoir vu le film rien ne sert de disséquer et de trop vouloir interpréter son ressenti, mais une expérience à vivre et à mourir au fil du temps.
Déposé par 67chapin le 30/08/2006
Un beau film avec ses histoires d'amour et de la terre du nord. Les acteurs sont excellents et le temps passent très vite en regardant ce film.
Déposé par coussine le 30/08/2006
Ce film vous scotche du début à la fin. Les héros sont issus d'une région des Flandres. Loin de tout, ils vivent dans un désert culturel et sentimental. Ils pataugent dans la gadoue au propre comme au figuré. Les jeunes gens partent à la guerre et là, on assiste aux atrocités d'un conflit cruel qui fait, que leur petit bataillon va être acteur et victime de ces actes. Ames sensibles s'abstenir. Peu de dialogue mais les expressions sont vraies. Les acteurs non professionnels font preuve de grand talent.
Déposé par madmike le 30/08/2006
Les Flandres sont un plat pays, et un film plat. Bruno Dumont ne retrouve pas dans ce nouveau film le souffle qu’il avait dans L’humanité, l’opus est certes honorable, mais bien en deçà de ce que l’on pouvait espérer d’un film d’un tel auteur, qui plus est prisé à Cannes. Les cinéphiles pourront y jeter un coup d’œil, histoire de compléter leur connaissance de l’œuvre du cinéaste et de le voir ressasser ses thèmes récurrents, mais cela restera assurément un film mineur dans sa filmographie…
Déposé par barish le 17/08/2006
Réalisateur du fascinant et terrible L’Humanité, Bruno Dumont revient, après une errance américaine et cannibale avec Twentynine Palmes, en terre connue, le Nord de la France, et retrouve alors sa mise en scène froide et cruelle. En suivant Demester, bon gars du pays puis soldat dans un conflit lointain, dans ses mœurs étranges avec la jeune Barbe ou en vadrouille morbide dans un pays étranger, il vide petit à petit le sexe de son sens, ses valeurs et ses vocations. La petite mort comme on l’appelle. Sauf qu’ici, l’acte sexuel devient aussi mortel, malsain, intolérable qu’une balle dans la tête. Ni rachat, ni pardon, et surtout pas pour les femmes, dont le sexe "semble" - j’insiste fortement sur les guillemets - redevenir, comme à l’époque de Freud, source de folie et d’hystérie. Rien n’est affirmé ou sous-malentendu, mais l’idée traverse l’esprit (meurtri et malmené) du spectateur.