Déposé par islander le 03/10/2008
ce film m'a interpellé car on sent derrière l'apparente sottise (d'ailleurs cela ne me fait absolument pas rire ce genre de portrait) du personnage principal d'énormes qualités de coeur voire d'entendement du monde qui l'entoure....Le rythme est lent et c'est un bonheur....Le village isolé cultive l'ennui et la pomme de terre avec la même réussite...Le film se passe en irlande mais au fond le thème est universel.....L'histoire se termine de façon amère démontrant en 85 minutes que la souffrance intérieure n'a rien avoir avec le QI....Jolie démonstration, je conseille....
Déposé par Narcoleptic le 07/04/2008
... encore faut-il qu'il y ait un minimum de fond! Le personnage de Josie est extraordinairement attachant, poignant de naïveté, saisissant de pureté... Les personnages sont tous profonds, et parfaitement mis en scène: leurs émotions sont palpables, on s'émeut du sort de certains, on en condamne d'autres... Malheureusement, on ne ressort pas de la salle grandit pour autant! L'appel à la tolérance, au respect, à l'altruisme se fait au travers de clichés plans-plans, sur un rythme lent et morne... Quel dommage! La performance des acteurs aurait pourtant été à la hauteur d'un bien meilleur résultat...
Déposé par Patchinko le 28/01/2008
Je suis allé voir ce film suite à la bande annonce vue récemment, elle m'avait intriguée.
Tout d'abord, le rythme très lent peut dérouter, mais les plans sont très souvent justes et quelques fois poétiques (le plan d'eau, le ciel...).
Le personnage de Josie est absolument attachant en "benet" menant une vie simple mais "heureuse" à sa manière.
Le thème de la tolérance est ici abordé de manière très touchante. Aucun poncif, on tombe pas dans le mielleux larmoyant, les acteurs sont formidables.
Pour ma part, je ne l'aurais pas catégorisé dans comédie mais plutôt dans drame.
Un très joli petit film qui malheureusement a de fortes chances de rester confidentiel.
Déposé par LVentriloque le 28/01/2008
Bien tourné, je ne me suis pas ennuyée une fois adaptée au rythme, avec ces éléments propres à l'Irlande, mélangés aux constats que l'on peut faire au fin fond de tout bled perdu nourri de traditions immuables. Délicate approche de ce bon gros, d'office le simplet, l'idiot du village, le con de service... Tout en étant "une crème" au dire d'une jeune fille, et pas la plus moche. Mais enfin, il incarne (sauf exception, dont la rencontre avec le vieux monsieur qui pleure au bord de l'eau, comme s'il pressentait la suite) le commode souffre-douleur d'une collectivité qui se rassure comme elle peut, dans ces patelins où la calotte sévit depuis des siècles, avec en prime, au vingt et unième l'obsession sécuritaire, braves gens frileux, soucieux avant tout du qu'en dira-t'on... Certes, Josie a les ongles noirs du mécano, est abonné aux canettes de bière qui le mettent dans le brouillard, sa libido déborde du cadre professionnel, la démarche les bras-ballants du vieux poupon qu'il est resté ne plaide pas en sa faveur... Mais Josie, avec cet optimisme, ce naturel qui le porte à tout accepter de son sort (prêt à demander pardon !) est terriblement plus attachant que ce jouvanceau coincé par une mère apparemment teigneuse et qui lui a transmis la haine (ou la peur ?) des filles... Quoi de pire que l'hostilité pour pareille peccadille, dans le fond au seul prétexte que "les braves gens n'aiment pas que l'on suive une autre route qu'eux" ?...
Déposé par electrique le 16/01/2008
Plutôt dramatique d'ailleurs, quoiqu'on rie par moment. Quelle solitude dans ce film, ces araignées d'eau qui palpitent à la surface, ce paysage de bord de rivière, et cette eau, la délicatesse avec laquelle il s'en va. C'est révoltant.
Déposé par Marmisu le 16/01/2008
Fin fond de l'Irlande. Fin fond des coeurs...
Le coeur de Josie est naïf... Mais tout autour de lui rôde des coeurs moqueurs et intolérants et cela mettra le pauvre Josie au banc des accusés...
Certes Josie a dépassé les limites, il n'est plus, comme à l'accoutumée, inoffensif... Mais de quel droit laisser cet homme dans un tel désarroi ? Devait-il le payer si cher ?
Les images parlent d'elles-mêmes, c'est beau, c'est intense. Un seul petit bémol, le déroulement du film est parfois un peu trop long, on finit par se demander si malgré notre intérêt on n'y trouve pas un peu d'ennui...
Ceci-dit j'ai bien aimé ! Josie est irrésistible et nous rappelle que la tolérance est quelque chose de précieux qu'il faut savoir cultiver.
Déposé par chaplinphile le 14/01/2008
L'histoire et les personnages de Garage s'installent progressivement, à un rythme qui ressemble au rythme du personnage principal (gros tendre un peu simplet) et au rythme de ce petit village irlandais paumé. La composition du comédien principal est vraiment admirable au point que je me suis demandé s'il n'était pas réellement simplet (mais non !). Garage est un cousin éloigné des films nordiques (kaurismaki par ex) : il conte l'histoire de petites gens amplis d'humanité et aux désirs et rêves assez simple. Bref, malgré un ton qui vire au drame, une bouffée d'air pur !
Déposé par coussine le 11/01/2008
Ce film nous renvoie aux problèmes de communications et d'interptétations des faits. Josie, un peu simplet et qui a bon coeur se trouve malheueureux suite à une plaint. Ce garage isolé voit passer quelques clients. C'est la routine.
Les acteurs sont filmés sans artifice. L'émotion est présente tout au long. Triste fin.
Déposé par corrio le 09/01/2008
Après "Adam & Paul", un excellent premier long métrage de 2004 malheureusement jamais sorti en France, l'irlandais Leonard Abrahamson est réapparu à la Quinzaine des Réalisateurs de Cannes 2007 avec une petite merveille de cinéma, "Garage". Un film qui nous raconte l'histoire de Josie, un bon gros de 40 ans employé dans une petite station service et qui déborde de gentillesse. Comme "Adam & Paul", le scénario a été écrit par Mark O'Halloran, qui jouait d'ailleurs le rôle d'Adam. Un film plein d'humanité, entièrement basé sur les rapports humains dans le sens le plus simple et le plus normal de l'expression. Un sens de l'observation hors du commun. Un film qui avait enchanté la Croisette, l'année dernière.