
Dans une époque où l' Europe est souvent contestée, voilà un film qui dépeint un Pays de ce continent divisé. Il s'agit d'un grand drame que le peuple Polonais a vécu. Il s'agit d'un aspect de l'histoire peu connu qui met en évidence l'horreur du régime Soviétique. Par ailleurs, les systèmes totalitaires sont toujours inhumains et cruels et le stalinisme n'est pas moins dur que le nazisme. Le peuple Polonais a connu cette double occupation jusqu'à l'effondrement du nazisme, mais son drame continuait, puisque l'occupation Soviétique a duré jusque' à l'an 1990. Le metteur en scène, bien qu'il respecte la vérité historique, il ne fait pas un film de guerre ordinaire. En représentant plusieurs familles, son approche est humaine et la synthèse de ces petites histoires font un ensemble accablant pour le régime communiste. Ayant les mêmes distances avec les Nazis et les Communistes, il nous fait vivre ce drame en juxtaposant plusieurs thèmes: L'amour, la maternité, l'amitié, la patrie, la solidarité et la religion. Ce qui est formidable, bien qu'il s'agisse d'une histoire douloureuse de la Pologne, la violence est rare dans ce film. Le but de ce réalisateur consiste à nous faire sentir la douleur morale causée par cet invention barbare. Les évènement sont discrètement présentés grâce au journal intime d'un personnage qui a trouvé la mort atroce dans la forêt de Katyn. Par conséquent, ce film est idéal pour nous faire sentir l'histoire sans se heurter à la sensibilité du public. . Les images sont indépendantes du scénario. Parfois elles le complètent parfois elles donnent une nouvelle suggestion, parfois elles deviennent un langage implicite du réalisateur. Par exemple, vers la fin, avant l'exécution des officiers, on voit les machines qui préparent les charnières. Elles sont déformées, menaçantes avec des couleurs sombres qui évoquent le néant. Le Film Katyn est un chef d'œuvre avec une expression, discrétion rarement atteintes et on se demande pourquoi sa projection était bien limitée en France
Wajda signe un film de belle facture, à la mise en scène classique et sobre, qui traite d'une très laide affaire : les massacres de Katyn par la police politique russe, le sinistre NKVD, en 1940.On appréciera la construction filmique, remarquable de subtilité tout en gardant de l'épaisseur romanesque. Du grand art !
Honneur soit rendu à cet hymne à la femme, à l'Eglise et à la patrie. Quel chant sobre, lumineux et poignant à la vérité et à la liberté, à travers la souffrance, le courage et la mort.
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