
Il n'y a rien à faire, les internautes sont quasiment toujours plus indulgents que la presse, et King Guillaume est un film très symptomatique de cette dichotomie.
Commençons par cette dernière, autrement dit, là où ça fait le plus mal : "un conte régressif et fleur bleue" selon Le Monde ou encore "une vraie déception" selon TéléCinéObs. Un peu moins dur, Libération semble avoir apprécié le talent comique de la "formidable Foresti", avis partagé par L'Express et Le Figaroscope, qui qualifie l'actrice de "pétulante".
Les internautes n'ont pas exulté, mais beaucoup s'accordent sur un point : King Guillaume fait passer "un bon moment" (tremazan29, Lumière, garthaud, dada). Ils sont quelques-uns aussi, comme la presse, à avoir apprécié la prestation de Florence Foresti : "heureusement Florence Foresti sauve la mise" (nauthomm) ou encore "dés qu'elle ouvre la bouche, elle nous fait rire" (Lumière).
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Pour ceux qui sont sensibles à l'humour de PEF des Robins des Bois, et à la pétulante Florence Foresti.
Un conte régressif et fleur bleue. Le film vaut d'être vu pour Florence Foresti, qui prouve ici qu'au-delà de son talent de stand-up comédienne, elle a la trempe, et le sens du rythme d'une grande actrice comique.
Sur une jolie idée, le réalisateur d'Essaye-moi tricote un film qui fonctionne une scène sur deux. Certaines joutes verbales tiennent la route, d'autres, non. Florence Foresti est formidable, Pierre Richard l'est moins. Même si le tout est plaisant, le récit perd de son énergie à claudiquer ainsi.
Ovni incertain d’un ex-Robin des bois. Le roi est mou, vive le roi ! C’est ici qu’entre en jeu la formidable Foresti (...) qui ferait sans doute aussi une très grande tragédienne.
Très librement adaptée d'une BD de Pétillon et Rochette, cette comédie réserve, malgré la bonne volonté et le talent de ses interprètes (mention speciale à la vivacité loufoque de Florence Foresti) une vraie déception. Les gags tombent à plat - comme cette rencontre absurde avec Yannick Noah pendant un enterrement -, et la tendresse avec laquelle le réalisateur considère ses personnages frise la mièverie.