Déposé par anelo82_0 le 24/04/2006
Très bien mené, ce film nous transporte dans les abîmes de la corruption, du chantage... Réalisé comme un docu-fiction, ce film retrace avec brio l'une des plus scandaleuses affaires de ces dernières années. Intéressant, angoissant, il est impossible de ne pas être "happé" par ce film intense en émotions... Berléand et Renucci sont excellents.
Inutile de dire que Madame Huppert est formidable, comme à son habitude.
Déposé par cvdb75 le 23/04/2006
Tout repose évidemment sur l'affaire Elf, et les références et allusions cryptées font aussi le plaisir de la reconnaissance et du film, tout comme les jeux de mots sur total etc. Le jeu des acteurs est excellent, Huppert habite son personnage ambivalent alors que Berléand est excellent dans son personnage pathétique. Le député du Sud est truculent avec ses expressions non politically correctes et tout le petit monde politico-financier est rabillé pour l'hiver. Chabrol est au meilleur quand il dénonce et a eu l'air de bien s'amuser. Nous aussi.
Déposé par doyouwanna le 22/04/2006
Et oui, on sort des habituels films d'action ou des comédies romantiques ronflantes. Un film documentaire, dans le style très français, comme "Le petit lieutenant". On découvre la face humaine d'une institution dont on l'imagine dépourvue, on s'intéresse à une affaire qui a fait l'actualité du pays, bref, c'est très agréable. A voir, si si...
Déposé par naas le 17/04/2006
Pas assez d'actions, j'ai été très déçue par ce film.
je me suis ennuyée
Déposé par sgtbebel le 10/04/2006
Le discours traîne, pas de rythme, les personnages falots aux contours imprécis, le drame familial caricatural, la surveillance rapprochée de la juge grotesque, le jeu d'Isabelle superficiel, il ne sonne pas vrai, le rôle du neveu (connivence avec la juge) superflu comme une pièce rapportée, bref je n'ai pas aimé.
Déposé par patatou21 le 05/04/2006
Si message il y a évidemment !! J'avais cru en allant voir ce film apprendre des choses intéressantes sur cette ténébreuse affaire. En réalité Chabrol ne démonte rien du mécanisme du pouvoir politique et de ses inévitables interconnexions avec celui des affaires et de l'argent. Pire, avec ce personnage de la juge, interprétée il est vrai avec talent par Isabelle Hupert, qu'il arrive à nous faire détester tant elle est arrogante avec des personnages loin pourtant d'être irréprochables, on arrive à se demander si le message de ce film n'est pas à l'opposé de ce qu'il prétend être : Une apologie des tripatouillages politico-mafio-financier et par voie de conséquence une dénonciation du pouvoir et de l'indépendance de la justice ? Même si on doit reconnaître que ce pouvoir aurait quelques fois besoin d'un contre pouvoir ou pour le moins d'un contrôle plus efficace permettant d'en éviter les abus et les erreurs.
Déposé par carcasse le 03/04/2006
Les acteurs déambulent. Huppert extra-terrestre, comme à son habitude suprême et blasée. Berléand caméléon, puisant dans toutes les couleurs, épuisant la palette. Balmer comparable, dans sa scène de confrontation avec la juge, aux improvisations de Tim Roth ou Al Pacino, avec quelque chose d’unique qui lui appartient en propre, créature incontrôlable… Thomas Chabrol, au rasoir. Un régal de sensualité et de technique. Et çà et là, curieusement, comme pour favoriser l’émersion du génie des uns et des autres, pullulent d’ignobles cabots qui ne savent plus respirer sans penser à la caméra, à leur agent, à leur book, leur nombril : haïssable Jacques Boudet, qui échoue à cloner Galabru, fait sombrer chaque séquence dans laquelle il apparaît et la pulvérise, misérable homoncule ; Patrick Bruel, si grand parfois – parfois seulement – ici boulevardier et putassier, sauf peut-être à sa toute fin… Quelle incompréhension devant tant de gâchis. Le metteur en scène jubile à filmer ses comédiens, au point de laisser d’épouvantables seconds couteaux ruiner de précieux dialogues. L’écriture, précise, serpente habilement entre piques et répliques, assassine, sans connaître l’écueil du mot d’auteur. Le verbe, celui qui confère tous les pouvoirs, revient au personnage qui le maîtrise et le soumet avec le plus d’élégance et de sportivité : dans L’Ivresse du pouvoir, Huppert est un gant que l’escrimeur Chabrol, doublé de sa complice Barski, épouse et manipule, dandy machiavélique, avec maestria. Leur script est un piège : la réalisation nous conduit à bord d’une comédie de mœurs, mais l’on croit dur comme fer à un thriller. On y rencontre Brian DePalma (split-screens inopinés contre plan-séquence d'ouverture vertigineux) et Hitchcock, mais comme de l’autre côté d’un miroir, dans l’obscurité. Inserts pernicieux et indices mensongers, fausses pistes et relations ambiguës, passés au filtre orpailleur d’un montage traître. Il n’est pas question un seul instant de sonder l’affaire Elf, ni aucune autre affaire, mais de déchiqueter la passion des hommes. Leur rage de posséder. De devenir ce qu’ils ne sont pas. Et si la juge Charmant-Killman se fout de l'image de la justice, c’est parce qu’elle se veut Justice, déesse chercheuse aux yeux bandés, épée et balance en mains, au-dessus des autres. Le plus vaste des pouvoirs. La plus pure des ivresses.
Déposé par SirNico le 02/04/2006
Rien que nous ne sachions déjà pour peu que nous suivions l'actualité quotidiennement sur les moeurs du pouvoir et ses dessous, mais un film plaisant, réaliste, où les personnages sont credibles... Isabelle Huppert excellente, égale à elle même. Film dans lequel on ne s'ennuie pas, c'est suffisament rare pour être souligné.
Déposé par bibouzou le 01/04/2006
Oui, les juges d'instruction ont beaucoup de pouvoir. Ca peut être dangereux (affaire d'Outreau), mais si tout est bien pèse, c'est justice qui est rendue. Dans ce film, cette juge d'instruction est assez classe, avec le sens de la repartie et de la perspicacité, mais aussi de l'indépendance ! Et puis qu'elle personnalité, et quelle force de caractère pour décider de mettre sa vie privée entre parenthèse afin de tenter de mener son enquête à terme. Un petit regret : la fin ouvre plusieurs possibilité, mais on ne connaît pas la vrai fin ; il faut l'imaginer...
Déposé par flodar le 31/03/2006
Sans intérêt, on est perdu, on cherche l'affaire elf sans la retrouver, heureusement qu'il y ait Isabelle Huppert toujours aussi merveilleuse !
Déposé par Elodi05 le 29/03/2006
Ce film comporte de bons acteurs, de bons dialogues et une bonne illustration de l'ivresse du pouvoir, son but n'est evidemment pas d'être réaliste. Je le trouve même "délicieusement machiavélique" par moments, alors pourquoi si peu de gens semblent avoir aimé ce film ? Je le recommande vivement...
Déposé par GROSPAT le 27/03/2006
Un film de potes exécuté par de bons acteurs et la divine Isabelle Huppert qui fait ce qu'elle peut pour accrocher parce qu'elle aime bien Chabrol mais qui s'est manifestement ennuyée. Globalement (situations, dialogues, action) artificiel et creux avec des postures vides. Jusqu'au type qui est sensé être tombé par la fenêtre de plusieurs étages et qui a l'air frais sorti de sa douche dans son lit d'hôpital (avec quand même une minerve en mousse). Enfin, j'ai fait une bonne action pour la famille Chabrol : un acteur, la scripte et la musique sont des Chabrols ; c'est mieux que le CPE pour l'emploi des jeunes.
Déposé par syl240 le 24/03/2006
Ce film relate l'histoire d'une juge qui s'acharne sur une affaire au point de s'y perdre. Ce film nous rappelle un sujet d'actualité déjà bien traité l'affaire Elf. Isabelle dans la peau de Jeanne Charmant Killman se charge d'un cas de détournement de fonds, celle-ci s'investit tellement que sa vie privée en fait les frais. L'actrice est splendide dans ce film mais je trouve, personnellement, que le film colle trop à l'affaire dont il s'inspire.
Déposé par rvstephanois le 24/03/2006
L'histoire retracée de l'affaire Elf laissait augurer du meilleur avec un Chabrol allait s'en donner à coeur joie pour dénoncer ce monde des affaires. Hélas, Chabrol nous livre un film d'une platitude extrême : il déroule l'histoire de façon lisse, ne fouille pas ses personnages, ne dénonce rien... Bref, tout ceci est très décevant et même l'interprétation ne vient pas sauver ce film du naufrage. Un film à éviter, même pour les fans de chabrol.
Déposé par zigzoug le 24/03/2006
Un sujet ambitieux, malheureusement déteint par son condensé excessif rendant l’interprétation parfois trop peu crédible, froide et inhumaine, au-delà du recul et de la distance nécessaire à adopter dans les métiers décrits du monde des affaires et judiciaire. L’habit fait un peu trop le moine. Malgré cela, le portrait de la juge me semble correctement et pleinement abordé. A posteriori, on s’y attacherait presque. Un film qui ne laisse pas indifférent à interpréter avec beaucoup de recul. Et si Bruel n’était que le moins caricatural ?