
4ème long métrage de la réalisatrice turque Yesim Ustaoglu, "La boîte de Pandore" est un film sur les relations familiales qui se distendent dès lors que les racines campagnardes se sont évaporées dans le maelström urbain : 2 sœurs et leur frère, bonne quarantaine, vivent chacun leur vie à Istambul, des vies fort différentes. Une des sœurs a une vie bien bourgeoise mais ne désire plus son mari et a de gros problèmes avec son fils Murat; l'autre est journaliste et vit une relation insatisfaisante avec un homme qu'on devine marié; quant au frère, il a tout du glandeur professionnel et il est considéré comme un parfait parasite par ses sœurs. Un beau jour, ils vont se retrouver réunis par une annonce peu réjouissante : leur mère, largement octogénaire et qui vit seule dans les montagnes qui sont le berceau de la famille, s'est évaporée dans la nature. Les suites de cet événement vont avoir quelques conséquences sur cette famille éclatée. Film turc donc, mais totalement universel. On s'étonne même que certains s'opposent à l'arrivée de la Turquie au sein de l'Europe : ils sont vraiment comme nous, ces gens là ! Dans le rôle de l'ancêtre, on retrouve Tsilla Chelton, Tatie Danielle, bien vaillante à 90 ans. Sinon, ce film de 1 h 52 mn aurait gagné à être raccourci de 20 minutes. Mais, tel qu'il est, il s'avère très intéressant, tant par le côté documentaire sur la société turque que sur sa façon d'aborder le problème de la place des vieux dans notre siècle.
Soyez averti(e) par mail des nouveautés concernant cet événement