
Pixar continue son ascension artistique et de susciter l'admiration auprès du public et des critiques. Là-haut semble encore être un chef d'œuvre à ajouter à la liste des autres crus de la filiale de Disney.
Au niveau de la presse, on est dithyrambique : Pixar "ose émouvoir et amuser (…) avec des thèmes aussi rigolos que la retraite, les regrets et le deuil" (L'Express). On pense à Myazaki (Les Inrockuptibles) et l'on s'étonne encore de "la créativité sans limite" du studio (Le Monde).
Côté public, à part des déçus (bianquitta) ou quelques réticents trouvant le scénario "faible" (r24), on ne compte plus les éloges de ce "film étonnant" (islander) qui, en plus de ses "nombreuses situations cocasses" (lolibulle), "renferme une vérité et une beauté à laquelle on ne s'attend pas en entrant dans la salle" (arwen861). Pixar fête donc dignement son 10ème film.
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Un véritable enchantement, grâce à une animation à couper le souffle! Mention spéciale à la séquence qui résume l’amour d’une vie entre Carl et son épouse en quelques -précieuses- minutes. Remarquable également: la faune des personnages de Là-haut, dont un oiseau bizarroïde, le Dabou, qui pourrait faire penser au Dodo de l’île Maurice, mais en plus grand. Et surtout, des chiens qui parlent la langue humaine, grâce à un collier décodeur. Une sacrée trouvaille. Les thèmes abordés (fin de vie, choix et engagement) parleront certes aux adultes mais cela reste un poil trop politiquement correct.
Ce n'est pas un hasard si une comédie aérienne sonne pour Lasseter et consorts l'avènement d'une "humanimation" pionnière et prometteuse. [...] En quelques plans sans dialogue est condensée la vie adulte de Carl Fredericksen, de la rencontre de l'amour de sa vie à la disparition de sa compagne. Instants d'ores et déjà anthologiques d'une parenthèse enchantée qui pourrait bien devenir l'art poétique d'une nouvelle 3D.
Avec "Là-Haut" Pixar livre son premier chef-d'œuvre en 3D. Cette odyssée d'un septuagénaire ronchon, qui voyage en attachant des ballons à sa maison, est d'une telle poésie qu'elle fait oublier la technique. Entre deux scènes pleines d'humour, la comédie d'aventure se transforme en pur moment de poésie. Là-Haut est une belle envolée, une bouffée d'air pur qui déclenche rires et émotions. Tout est dit, de la nostalgie d'un amour perdu à la puissance des liens du cœur, plus forts que les liens du sang.
Bienvenue dans le dixième long métrage Pixar, studio d'animation à la créativité sans limite. [...] Là-haut réenchante le monde, avec une prodigieuse générosité.
Les décors surtout sont empreints du souvenir des grands films de [Miyazaki], à commencer par cette fameuse maison qui vole, qui n’est pas sans rappeler Le Château ambulant. Mais plus encore que sa virtuosité plastique (colorisme chatoyant, etc.), c’est par la finesse d’écriture de ses caractères que le film séduit surtout.
Pixar, chef-d'oeuvre 2009 : après la romance d'un robot ânonnant deux mots de vocabulaire (son nom, "Wall-E", et celui de sa copine, "Eeeeve"), le studio de Toy Story ose émouvoir et amuser, cette année, avec des thèmes aussi rigolos que la retraite, les regrets et le deuil.
L’affaire est remarquablement menée puisque l’aventure, la vraie, avec voyage périlleux, créatures fabuleuses, paysages tourmentés et méchant de haute tenue (le tout dans un doux relief) ne commence qu’à partir de ce moment-là. Et ce n’est rien de dire que l’on est prêt à partir au bout du monde avec ce pauvre type qui, avant d’avoir été un vieil emmerdeur, était un môme rigolo qui aurait bien mérité qu’un film raconte ses aventures.
POUR :
Entre légèreté et pesanteur, ascension et chute, le film balance. La maison volante et colorée de Carl, cible d'un zeppelin nettement belliqueux, est le symbole de ce va-et-vient. A la fois chargée de souvenirs mais allant de l'avant, elle se transforme au gré des péripéties. (...)Trouver le bon équilibre, tout est là.
CONTRE :
Mais, mis à part les dix premières minutes, qu'est-ce que ce film est mou ! Et niais. Et gentil, gentil, gentil, gentil comme un cauchemar dégoulinant de guimauve : du très mauvais Disney, en fait.