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LES AVIS DES INTERNAUTES

 
 
 

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Il était une fois la sinistrose

 
11/02/2012 - diapree

Bela Tarr, ce nom résonnait dans ma tête comme une formule magique qui m'évoquait Les Harmonies Werkmeister, L'homme de Londres ou autre Tango de Satan qui faisaient les beaux jours du Site. C'est donc avec un plaisir sans mélange que je me préparais à voir mon premier Bela, Le Cheval de Turin, programmé par ce cher Ciné' fil et qui me promettait monts et merveilles. Alors il serait injuste sans doute de ne pas reconnaître la beauté de l'image, ce noir et blanc qui confère un relief tout particulier à cette campagne aride et ingrate balayée par les vents, à ces êtres misérables figés dans leur quotidien sinistre et immuable, la fille telle un robot inexpressif s'occupant de ce père handicapé sans la moindre aménité. On l'aura compris, cette existence triste à mourir ne vaut pas la peine d'être vécue et le malheureux cheval, prétexte à cette réalisation, est au diapason, en état de survie mais jusqu'à quand ? J'ai cherché en vain durant les 2 h30 qu'a duré le film un peu de beauté, un peu de sentiment, un regard, une émotion, je n'ai trouvé qu'une incommensurable tristesse sans la moindre lueur d'espoir à l'horizon, et seuls quelques tsiganes en folie venus se désaltérer au puits de ces damnés de la terre ont apporté quelques secondes de fraîcheur et de vie dans ce monde de brutes. Je regrette presque d'avoir commencé par ce film moi qui rêvais de magie, mais je ne veux pas en rester là, ce serait m'a t-on dit trop dommage, je veux encore y croire.



la noirceur est sublime

 
15/12/2011 - islander

ouahhhhhhhh quel choc....si vous vivez à 100 à l'heure, allez voir ce film, mieux qu'une séance de Yoga....Le film impose son rythme, et si vous vous révoltez il en rajoute...Autant aller au pas du cheval qui marche lourdement dans une dune dévastée par la tempête...Le film impose sa temporalité, sa saison, sa noirceur impitoyable...Le siècle est lourd et les gens plient le dos sous la pauvreté...Les scènes sont dénudées de tout, on mange des pommes de terre tous les jours, le film montre les pommes de terre en train de cuire interminablement...L'homme est infirme, sa fille vit avec lui et l'aide tous les jours...Pourquoi ne part-elle pas ? Les jours se suivent et se ressemblent....Le quatrième jour est une géniale métaphore de la fatalité....On se s'arrache jamais de son destin...Noirceur, noirceur, le temps pour sombrer, le temps pour s'enfermer loin de tout....Un homme , un voisin , venu chercher de l'alcol illumine de sa pensée l'univers entier...Est ce une référence au philosophe Nietzsche ? Les mots sont superbes et défient le monde....Ce n'est pas un beau film, c'est lent, c'est sombre, c'est déprimant, mais c'est grand...Est ce que le réalisateur suit une propre thérapie en filmant....La question a quelque chose d'évident pour le spectateur...Prenez des risques , allez y, mais après ne vous plaignez pas de la vie...Antidépresseurs plutot conseillés....








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