
Gros succès aux USA, Marley et moi semble remplir de bonnes qualités de divertissement. Sans pour autant révolutionner le genre, le couple formé par Jennifer Aniston et Owen Wilson possède autant d'attrait que le gentil labrador dont il est question.
Car le chien est un moyen pour aborder des thèmes plus dramatiques, comme la crise de la quarantaine ou celle du couple, qui, pour Télérama, est le "vrai sujet" du film. Au sein d'un scénario que L'Express juge d'une "niaiserie ambiante", la comédie prend tout de même quelques teintes dramatiques, ce qui représente un véritable "tour de force" selon Les Inrocks.
Chez le public, il y a ceux qui, comme islander, trouvent le film "familial trop long et au scénario un peu plat " et ceux qui, comme PUCE1, préfèrent son versant dramatique : la question sous sous-jacente de retarder "l'arrivée du premier enfant" est ce qui rend Marley et moi "vraiment attachant". A l'arrivée un film "amusant sans plus" (patoushka) peut-être mais "bien sympathique" (venus 34) cependant. C'est déjà beaucoup.
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Entre deux séquences parfois atterrantes, s'infiltrent de moins prévisibles éléments : l'agression nocturne d'une jeune voisine, des regards traversés par la résignation lors de brèves retrouvailles avec un ami, etc. [...] A Hollywood, la crise de la quarantaine est devenue une affaire si sérieuse qu'elle ne semble plus devoir nourrir qu'une forme impure de comédie, plus douloureuse et moins inconséquente.
Faut le reconnaître, l’animal est bon acteur ; cependant, il ne parvient pas à voler la vedette à Owen Wilson. Ni macho ni effacé, viril juste ce qu’il faut, le savoureux blondinet sauve le film en incarnant un père de famille américain cool, mais qui ne se défile jamais face à ses responsabilités…
Une comédie sympathique en forme de chronique familiale, pas cabotine mais qui a du chien, avec l'ex-Friend Jennifer Aniston.
Marley et moi, tiré d'un best-seller autobiographique est un film sacchariné et larmoyant.
Sans éviter totalement cet écueil (à la fin surtout), le film séduit par sa capacité à retourner subtilement les chromos qu’il dessine pour en montrer la facticité, ou du moins l’usure, comme cette image récurrente, et de moins en moins enchanteresse, de la petite famille heureuse encadrée derrière une vitre. Le tour de force de Marley & moi est ainsi de contaminer insidieusement la comédie par le mélodrame, sans jamais faire tout à fait advenir ce dernier.
Malgré la niaiserie ambiante, cette chronique d'une vie de chien est parfois agréable.
Le vrai sujet, vous l'aurez deviné, n'est pourtant pas l'aimable quadrupède, mais ses maîtres, un gentil couple de journalistes. Chronique d'un mariage, de l'adoption jusqu'à la sénilité dudit Marley, trois enfants et deux déménagements plus tard, le récit s'arrête à toutes les étapes obligatoires du genre : crises de couple, doutes professionnels et autres moments de bien-être sur la plage (avec la fidèle bébête au bout d'une laisse, bien sûr).