
Côté presse comme côté internautes on est globalement d'accord, et ça n'arrive pas si souvent : Océans, c'est beau.
Les superlatifs et compliments pleuvent chez les internautes : "splendide" (Flodimi), "sublime voyage" (latoile), "on est dans l'Océan" (gcfortin), ou encore "une pure merveille" (Babouchti). Certains émettent tout de même quelques réserves qui sont souvent liées au rythme du film : "c’est beaucoup trop long" (Riton32) et les "commentaires sont trop rares" (Michael_Hutch). En effet, beaucoup regrettent le manque de commentaires et notamment d'indications sur le nom des espèces qui apparaissent à l'écran (yoyette74, Sebast34...).
La presse est ravie : Océans est "un somptueux opéra sous-marin" pour Le Figaroscope, Le Monde parle d'"émotion" et même de "fascination" et Télérama salue "la beauté de la fresque". Tout seul à bouder, le journaliste des Inrockuptibles se plaint des "clichés" égrenés selon lui "comme des perles" tout au long du film.
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Dans cet opéra d’écailles, de nageoires et de vagues, Jacques Perrin semble dire à son fils (Lancelot Perrin) : à toi de jouer maintenant. Et à vous de vous émerveiller.
Un somptueux opéra sous-marin, filmé pendant sept ans dans toutes les mers du monde avec des appareils conçus spécialement pour donner à voir et à entendre ce qu'on n'avait jamais vu et entendu. Pas de commentaire, mais une approche purement sensible de la vie animale. Et un hymne à la beauté de la nature, trop souvent menacée par l'homme.
Justifiant le pluriel de son titre par le travail collectif qu'il représente (scientifiques, cameramen plongeurs, ingénieurs du son, monteurs, compositeur) et la multiplicité des mondes qu'il explore, Océans impose son parti pris : contemplatif et écologique. Il ne s'agit pas d'un documentaire animalier. Le commentaire, sobre, réduit à presque rien, ignore le discours didactique et le cours d'histoire naturelle. Le maître mot y est l'émotion, la fascination pour l'impressionnante et sauvage majesté de ce qui est capté.
On égrène les clichés comme des perles, sans se demander si ça ne frise pas le poster, ces dauphins bondissant hors des vagues et ces baleines fouettant les airs avec leurs nageoires. On ne voit pas la différence par rapport à l’anglo-saxon La Planète bleue, dont Jacques Perrin avait dit le commentaire français (sans oublier Voyage sous les mers 3D sorti au mois d’août). Quant au couplet, in fine, du papy à son petit-fils sur la sauvegarde de l’environnement, c’est la goutte qui fait déborder le vase des conventions. Le plus intéressant se trouve hors film : ce sont les extraits du making-of visibles sur le net.
Océans est une plongée aux quatre coins du monde et une fête pour les yeux. [...] On oublie la candeur du propos pour mieux savourer la beauté et la nouveauté des images, toujours plus impressionnantes saisies dans la réalité que fabriquées par ordinateur.
On se doute, bien sûr, des prouesses techniques que ce documentaire a nécessitées, mais on les oublie devant l'ampleur et la beauté de la fresque.