
Réussir à faire rire est un pari en soi. Réussir une suite est un autre, tout aussi difficile : pari gagné pour OSS 117 : Rio ne répond plus, qui ravit le public autant que la critique.
En espion beauf magnifique, Jean Dujardin continue de cultiver l'excellence d'un personnage "culte du cinéma français" (bono31). Si l'absence d'un "vrai scénario" (djingo) aurait pu transcender le retour d'OSS 117, cette parodie "loufoque" et "décalée" (ocerob) se situe dans la lignée du précédent (guppy64) pour "1h40 de bonheur" (meddley).
La presse se ravit de la prestation de Dujardin, "irrésistible" (20minutes), "désopilant" (Elle), et "en grande forme" (L'Express). La réussite est là, depuis la mise en scène "impeccable et brillante" (L'Express) jusqu'aux dialogues où l'irrévérence règne (Télérama, Métro). Malgré la perte de l'effet de surprise, cette suite est donnée favorite dans le crû des comédies françaises sorties cette année.
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Jean Dujardin est irrésistible dans ce rôle sur mesure d’imbécile sentencieux. Ses répliques fleurent bon le politiquement incorrect et une mise en scène dynamique et parodique transporte le spectateur dans les années 1960. Les fans du premier volet ne seront pas déçus.
Il était dit que l'esprit à la fois neuf et délicieusement vieillot de la première aventure d'OSS 117 serait déclinable à l'infini : promesse tenue avec ce deuxième épisode (tout aussi drôle, il n'a perdu en route que l'effet de surprise) qui fait déjà rêver sans crainte à un troisième, quatrième ou cinquième opus pareillement assurés de faire mouche.
Cette comédie bon enfant doit beaucoup à Jean Dujardin, désopilant à la moindre de ses mimiques.
Plus naïf, bête et chauvin que jamais, ce deuxième épisode, truffé de références, est aussi réussi que le premier… La surprise en moins, toutefois.
Mais en dépit de répliques ou de moments savoureux, ce second opus a manifestement privilégié l'aspect cosmétique (décor, costumes, design...), au détriment des relations entre les personnages, comme du droit à pousser un peu plus loin que de raison certaines embardées narratives. Ce retour d'OSS court donc déjà le risque de tourner à sa propre parodie, mais le plaisir enfantin d'y trouver encore quelques bonnes raisons de rire ne devrait dissuader personne d'y retourner.
Le but principal est ici de faire rire, et que l’on rit[...]Hazanavicius et ses scénaristes ont su pousser jusqu’au ridicule les caractéristiques de ce bellâtre suffisant, incompétent et ethnocentré, qui concentre en lui tout ce que les étrangers nous reprochent en général.
Un peu moins parodique, un peu moins original sur le plan de l'intrigue que Le Caire, nid d'espions, le film repose essentiellement sur des dialogues hilarants servis par un Jean Dujardin en grande forme. [...] De l'esthétique générale au montage toujours inventif, Michel Hazanavicius livre une mise en scène impeccable et brillante.
Le résultat est à la hauteur des attentes. Le même soin de la photo, une écriture toujours au cordeau, un Dujardin au sommet de sa forme font de ce Rio ne répond plus une comédie de haut vol.
Une suite encore plus drôle, plus absurde, plus spectaculaire… plus réussie que l’original, tout simplement ! [...] une comédie à la fois subtile et irrévérencieuse, transcendée par des répliques qu’on devrait déjà enseigner dans les écoles d’acteur.
Avec OSS 117 : Rio ne répond plus, Hazanavicius fait encore plus drôle et plus irrévérencieux.