
Un OVNI cinématographique, voyage intime plein d'humour et de fantaisie, pop et aérien, secrètement tenaillé par le sentiment de la vie, et oscillant de manière indécidable entre cueillette sauvage et arrangement de la réalité autour de thèmes sérieux tels que le fantasme, la mort ou bien encore l'enfance... Un poème burlesque novateur.
Autant dire d'emblée ce que tout spectateur devinera vite : la clé de ce film est à chercher dans un postulat très simple, la primauté accordée au principe d'enfance. La clé de ce film c'est la clé des champs, prise d'autorité par le cinéaste au nom du droit à la fantaisie.
Il y a une indécence certaine à avoir permis à quelqu'un, au seul prêtexte qu'il s'appelle Philippe Katerine, de sortir en salle une compilation de saynettes d'amateur, comme en faisaient nos parents en 1960. La caméra Super 8 est remplacée par une DV, la qualité de l'image et de la mise en scène sont donc aussi médiocres. Artistiquement ça ne vaut pas mieux, c'est parfois -rarement- drôle. Ca se veut second degré distancié mais c'est lourd. Katerine parle de sexe comme s'il avait toujours 14 ans et demi ou alors 87 ans. Sans oublier LA scène scato censée être la cerise sur le gateau (désolée). Oublions.