
1944. Rome est déclarée "ville ouverte" Traqué par la Gestapo, l'ingénieur Manfredi, chef d'un réseau de résistance communiste, se cache chez un imprimeur, Francesco. Sa fiancée, sous l'effet de la drogue, le trahi. Il est arrêté et torturé par la Gestapo. Palme d'Or à Cannes en 1948.
Festival de Cannes 1946 : Grand prix (Lauréat)Rome ville ouverte de Roberto Rossellini (1946) très beau film en noir et blanc qui s'inscrit dans le courant néoréaliste : A Rome, c'est la fin de l'occupation nazie et la Gestapo recherche un des chefs du Comité National de Libération....On pénètre dans la ville profonde, dans ses quartiers populaires, on entre dans les maisons et l'intimité de ces gens modestes solidaires les uns des autres: Anna Magnani impose sa présence, populaire et terriblement humaine, veuve amoureuse, femme qui suit son instinct jusqu'au sacrifice. Un héroïsme suggéré et poignant, des portraits de résistants de l'ombre qui deviendront des héros et des nazis qui commencent à douter de leur appartenance à la "race des seigneurs"...Superbe!
Un pan brûlant de l'histoire italienne, ses derniers héros, un film qui bouleverse les règles du cinéma classique par la mise en scène et les interprétations. Comme si au sortir de la guerre, il fallait un art plus sec, comme si le sucré ne passait plus. Le film est poignant, et nous laisse des scènes et des personnages inoubliables.
Biographie de Aldo Fabrizi
Biographie de Anna Magnani